Archive pour le mot-clef ‘YouTube’

YouTube et Wikipédia hors service pendant plusieurs heures

Vendredi 26 mars 2010

Une surchauffe des serveurs européens de Wikipédia a rendu le site inaccessible mercredi dernier pendant deux heures. La panne a été beaucoup plus longue pour YouTube qui n’a pas fourni la cause de cette coupure.

Wikipédia a joué de malchance mercredi dernier. Suite à une défaillance dans le système de refroidissement, les 50 serveurs de son datacenter européen situé à Amsterdam ont surchauffé et se sont mis en sécurité.

Dans ce cas de figure, un système de secours est censé basculer les connexions vers un autre datacenter basé à Tampa en Floride. Mais le processus de modification des entrées DNS n’a pas fonctionné.Wikimedia, qui gère l’administration du site, a eu beau réparer rapidement, il a fallu du temps avant que les nouveaux réglages de DNS ne soient diffusés auprès des FAI à travers le monde. Au total, la panne aura duré deux heures.

Pas d’explication, mais un message d’excuses sur Twitter

Le même jour, YouTube a connu un problème identique : dans la matinée, youtube.com et youtube.fr étaient inaccessibles. Il aura fallu attendre le début de l’après-midi pour que tout rentre dans l’ordre. Contrairement à Wikimedia, ni YouTube ni Google n’ont pour le moment fourni d’explication sur ce qu’il s’est passé.

Le site de partage de vidéo s’est contenté d’un message d’excuses sur Twitter. (Eureka Presse)

YouTube et Viacom lavent leur linge sale devant la justice

Samedi 20 mars 2010

Dans le cadre d’une plainte pour violation du droit d’auteur, Google et Viacom ont remis à la justice différents documents. Selon Google, Viacom, qui souhaitait racheter YouTube, aurait employé des intermédiaires pour mettre en ligne des vidéos, étayant ainsi sa plainte.

Le différend entre Google et Viacom, maison mère de MTV et Paramount Pictures, remonte à mars 2007, date à laquelle Viacom a déposé plainte pour « violation massive et intentionnelle de copyright ».

Viacom accuse YouTube et ses fondateurs, qui ont cédé la plate-forme à Google, d’avoir diffusé 160.000 clips vidéo lui appartenant, et ce avec pour principale motivation d’accroître le trafic du site de streaming gratuit.

Viacom aurait employé 18 agences pour diffuser des clips

Le 18 mars, dans le cadre du procès, les deux entreprises ont produit des documents à l’attention du juge. Que ce soit du côté de Google ou de celui de Viacom, les accusations sont lourdes et mettent en avant des manipulations de part et d’autre.

Dans un document de 100 pages, Google accuse Viacom de mener une croisade contre YouTube dans un but purement intéressé. Google reproche ainsi au plaignant d’avoir lui-même contribué, en recourant à des intermédiaires, à la mise en ligne de vidéos sur YouTube.

Sur le blog officiel, le chef du service juridique de YouTube, Zahavah Levine assure que Viacom a durant des années, de manière continue et secrète, mis en ligne des vidéos. Viacom aurait pour cela recouru aux services de 18 agences de marketing et même envoyé des salariés au Canada chargés de mettre en ligne des clips. But de la manoeuvre : cacher l’implication du groupe.

Les fondateurs de YouTube mis en cause

Google avance une autre motivation à ces agissements présumés. La rancoeur de Viacom à l’égard du site de streaming tiendrait notamment à la volonté de l’entreprise de racheter YouTube afin de diffuser les contenus issus de MTV. Pour soutenir son argumentation, Google s’appuie sur un email interne de Viacom.

Viacom a pour sa part une toute autre version. D’après lui, citant des emails internes, les fondateurs de YouTube ont volontairement permis la diffusion de ces clips dans le seul but d’accroître le trafic du site et ainsi d’augmenter sa valeur dans l’optique d’une cession à un tiers.

Lors de la vente de YouTube à Google, Steve Chen, Chad Hurley et Jawed Karim auraient respectivement touché 334, 301 et 66 millions de dollars. Google répond à Viacom en expliquant que les propos attribués aux fondateurs de YouTube ont été délibérément sortis de leur contexte. Les deux parties ont jusqu’au 30 avril pour délivrer leurs contre-arguments.