Archive pour le mot-clef ‘Twitter’

Twitter rachète le service Trendly

Lundi 14 juin 2010

Le site de micro-blogging a fait l’acquisition de Smallthought Systems, une start-up éditrice du service cloud de mesure d’audience Trendly, et d’un outil de création de base de données.

Twitter poursuit sa politique d’acquisition en renforçant ses outils d’analyse avec le rachat de Smallthought Systems. Cette start-up a créé Trendly, un service cloud de mesure d’audience qui aide à « distinguer le signal du bruit » dans les données de Google Analytics écrit Kevin Weil, en charge de l’audience pour Twitter.

Trendly était en fait déjà testé depuis plusieurs semaines par quelque 200 partenaires de Twitter qui utilisent le service Promoted Tweets, actuellement en phase de déploiement. Un outil que Twitter va proposer sous forme de service payant aux annonceurs présents sur le site de micro-blogging afin d’évaluer leur retour sur investissement.

Smallthought Systems est également éditeur de DabbleDB, une base données en ligne qui sera intégrée à Twitter.

Le montant de l’acquisition n’a pas été divulgué. Les quatre membres de Smallthought Systems vont rejoindre Twitter afin de travailler à l’intégration des services.

Twitter: les chiffres impressionnants du système – état d’avril 2010

Vendredi 16 avril 2010

Twitter fait partie des réseaux sociaux qui représentent « le Futile juste passé devant l’Utile ». Pour moi, je dois encore avouer qu’il représente encore un service dont je ne sais pas comment vraiment tirer une valeur ajoutée consistante et durable.

Certes, il est parfois un bon vecteur de bouche-à-oreille (selon l’analyse de P. Chappaz) mais je trouve quand même que le rapport signal sur bruit est souvent trop faible: beaucoup de tweets à mon goût sont peu substantiels, surtout destinés à attiser l’espoir de d’attirer un peu d’attention sur leur auteur: elle ne sera alors qu’éphémère car la vacuité se remarque finalement encore plus facilement dans la limite des 140 caractères par message de Twitter!

Vous l’avez compris: je suis (encore) plutôt un adepte des bons gros billets bien consistants de mes blogs favoris réguliers plutôt qu’un papillonneur de liens en liens glanés sur Twitter.

Malgré tout, comme le buzz autour de Twitter est actuellement plutôt colossal, je m’intéresse pour mieux comprendre. Je vais donc rassembler ci-après les chiffres très complets récemment divulgués (une première à ma connaissance) par le management de Twitter à la conférence Chirp, rassemblement officiel des développeurs sur Twitter:

* Plus de 105 millions d’utilisations enregistrés (soit 25% des utilisateurs actuels de Facebook). J’en fais partie à http://www.twitter.com/didierdurand. 300’000 nouveaux membres chaque jour.
* 55 millions de tweets émis par ces membre chaque jour
* 180 millions de visiteurs uniques chaque jour pour consulter tout ce babillage.
* 75% de trafic sur le site qui vient par API soit 3 milliards de requêtes par jour (Facebook: 13 milliards jd’impressions / jour) , c’est faites par des tiers: applications pour les mobiles, clients lourds pour les PCs, des widgets distribués, etc.. On comprend ainsi parfaitement pourquoi Twitter a décidé de racheter Tweetie (application iPhone) ces jours-ci pour combler son absence dans le mobile au grand dam de L. Lemeur dont le client Seesmic est maintenant franchement en porte-à-faux. C’est le nom de Twitter qui doit apparaître sur l’Apple AppStore non Tweetie!
* 100’000 applications tierces sur la plate-forme Twitter. A prendre bien sûr avec cirsconspection: on est sûrement aussi sur une loi de décroissance au moins exponentielle du succès. Malgré tout, cela explique encore une fois la guerre que se livre les grands du Web autour de l’enrôlement des développeurs tiers.
* 600 millions de requêtes de recherche chaque jour: voilà qui justifie le récent enclenchement du moteur publicitaire maison de Twitter pour monétiser cette activité. Il faut quand même bien gagner un peu d’argent un jour ou l’autre.
* sur le côté bouche-à-oreille: un article New-York est pointé toutes les 4 secondes par un tweet.
* taille de la société: 175 employés à ce jour.

Twitter sur BlackBerry disponible à partir du 31 mars

Jeudi 25 mars 2010

Le site crackberry.com s’est fait confirmer par RIM le lancement officiel de son client Twitter à la fin du mois.

Disponible en version bêta (sur invitation uniquement) depuis la mi-février, l’application Twitter développée par RIM serait disponible en version finale à partir du 31 mars. C’est ce qu’affirme crackberry.com qui dit en avoir reçu la confirmation de RIM lors du CTIA de Las Vegas.

Testeurs déçus

Autre indication allant dans ce sens, le site français de BlackBerry propose aux utilisateurs de s’inscrire pour être informés dès que l’application sera disponible.

Reste que les premiers commentaires de bêta testeurs étaient plutôt négatifs. Interface surchargée, lenteur d’exécution, manque de raccourcis clavier, une ergonomie qui laisse à désirer.

RIM aurait donc mis les bouchées doubles pour finaliser son produit. On devrait bientôt savoir si le fabricant canadien a tenu comptes des critiques. (Eureka Presse)

« Hacker-croll », pirate qui pouvait contrôler Twitter, arrêté en France

Jeudi 25 mars 2010

Accompagnée de quatre agents du FBI, la police française a interpellé à Beaumont le pirate qui était parvenu à obtenir les « codes administrateurs » de Twitter et pouvait y naviguer à l’aise, en créant ou supprimant des comptes, a-t-on appris mercredi de source policière française.

« Il a agi par pari, par défi de hacker. C’est le genre de gars qui revendique ce qu’il a fait », a déclaré à l’AFP Jean-Yves Coquillat, procureur de Clermont-Ferrand.

Selon des sources judiciaires, l’homme, qui vivait chez ses parents, a été interpellé mardi matin à leur domicile et placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Clermont-Ferrand. Les policiers lui ont remis avant sa libération une convocation devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour le 24 juin.

« Hacker-croll », qui avait réussi à pirater des comptes Twitter de personnalités dont un au nom du président américain, n’a « jamais tenté de monnayer ni tirer un profit quelconque » du piratage de ce réseau social, a précisé une source policière à l’AFP. Dans une moindre mesure, il sévissait aussi sur le réseau social Facebook ou des messageries électroniques telles que G-mail, selon cette source.

Sans profession et titulaire d’un BEP d’électronique, il avait créé son propre blog pour faire partager ses trouvailles et, pour prouver ses affirmations, il y faisait figurer des copies de captures d’écran qu’il avait pris soin d’enregistrer.

Il était déjà connu pour faits d’escroqueries sur internet, des « petites escroqueries qui lui avaient rapporté 15.000 euros », selon la même source.

C’est en juillet 2009 que le FBI, qui avait relevé ses activités et déterminé l’origine française des connections, avait alerté l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCCLTIC, de la direction centrale de la police judiciaire).

N’ayant pas de connaissances informatiques pointues, « Hacker-croll » parvenait à découvrir les mots de passe, soit en les devinant, tellement ceux-ci sont parfois liés aux véritables identités, soit en se servant de la « question secrète » qui permet de retrouver son mot de passe en cas d’oubli.

« Hacker-croll » accédait ainsi à toutes sortes d’informations, dont certaines confidentielles, telles qu’agendas partagés, numéros de téléphone portables ou privés. Il était particulièrement friand des éléments concernant les personnalités politiques ou du show-biz, surtout de nationalité américaine.

L’ »intrusion dans un système de données » pour laquelle il risque d’être poursuivi, est punie en France d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison.

En juillet dernier, un blogueur français, « Korben », et le site spécialisé américain TechCrunch avaient eu accès à des centaines de documents piratés sur Twitter, dont certains avaient trait à la stratégie du site de micro-blogs. A l’époque, « Korben » avait affirmé sur son blog que ces documents lui avaient été envoyés par « Hacker-croll ».

Sollicité par l’AFP, « Korben » a expliqué n’avoir aucun commentaire à faire sur l’arrestation de « Hacker-croll ».

Comment le FBI traque ses suspects sur Facebook et Twitter

Mercredi 17 mars 2010

Selon un document publié par l’Electronic Frontier Fondation, les agents de police américains utilisent les réseaux sociaux pour collecter des informations dans le cadre de leurs enquêtes. Ils recourent même à de fausses identités pour approcher les suspects.

On savait déjà que les réseaux sociaux étaient une mine d’information pour quiconque veut espionner une personne. En l’occurrence, l’Electronic Frontier Fondation a pu se procurer un rapport détaillant les pratiques des agents de police fédéraux aux Etats-Unis.

Facebook, LinkedIn, MySpace, Twitter sont nommément cités comme sources d’information privilégiées. Ainsi apprend-on que Facebook se montre « coopératif pour les demandes urgentes » tandis que Twitter « ne conservera pas de données sans procédure judiciaire ». Les agents fédéraux collectent des informations dans le cadre de leurs enquêtes afin, par exemple, de vérifier un alibi en comparant les déclarations d’un suspect avec des messages qu’il a pu poster sur Twitter. Les photos peuvent aussi trahir certains malfaiteurs.

Le FBI au-dessus des lois ?

Ainsi le Huffington Post cite-t-il l’exemple d’un homme poursuivi pour fraude bancaire aux Etats-Unis qui avait fui au Mexique et postait des messages et des clichés sur Facebook pour raconter la belle vie qu’il menait. Les agents fédéraux ont réussi à le retrouver grâce à ces informations et demandé son extradition. Il arrive aussi fréquemment que les policiers évoluent sous une fausse identité pour mieux surveiller leur cible. Des pratiques jugées pourtant illégales par le Département de la justice.

En 2008, une mère de famille avait été poursuivie pour s’être servie d’une fausse identité sur MySpace pour harceler une camarade de classe de sa fille qui s’était finalement suicidée. Les agents fédéraux sont eux visiblement au-dessus de la loi. (Eureka Presse)