Archive pour le mot-clef ‘Google’

Apple et Google sont sur un nuage…

Lundi 24 mai 2010

La prochaine bataille de la musique en ligne aura lieu dans le « cloud », ce nuage d’Internet dans lequel toute chose sera bientôt immergée et sa réalité augmentée, avec une guerre des systèmes d’exploitation mobiles à la clé, au premier chef entre iPhone OS et Android. Deux géants se montrent déjà bien campés sur leurs positions dominantes pour partir à la conquête de ce nouveau territoire virtuel : Apple et Google.

A l’occasion de sa conférence annuelle pour les développeurs, qui réunissait la semaine dernière quelques 5000 participants en provenance de 66 pays à San Francisco, Google a présenté la nouvelle version 2.2 de son OS Android, et fait plusieurs annonces qui traduisent sa volonté de marcher résolument sur les platebandes d’Apple. Sur celles d’iTunes, pour commencer, avec, en prévision, une extension de sa boutique Android Market à la vente de musique. Ce nouvel Android Music Store permettra de naviguer dans son catalogue sur le Web, d’acheter des chansons, et de les voir automatiquement synchronisées sur son mobile Android.

iTunes n’est pas la seule cible de Google, qui part aussi à la conquête d’un autre pré-carré lorgné par Apple avec l’Apple TV, celui du salon. Reprenant peu ou prou le même concept que l’Apple TV, Google a dévoilé une nouvelle plateforme logicielle Web et TV, Google TV, susceptible d’équiper de nombreux décodeurs, qui permettra d’exécuter des applis Android et de surfer sur le Web sur un écran 16/9, mais également de visionner des vidéos Youtube en HD confortablement installé dans son canapé, avec à la clé quelques fonctions de personnalisation avancées.

Sur ce terrain, Sony, qui compte intégrer directement cette technologie dans ses téléviseurs de dernière génération, fait partie des alliés de Google, aux côtés de Logitech et d’Intel, qui prévoient de fabriquer des boîtiers externes avec télécommande, prêts à être branchés sur n’importe quel écran plat. Qui de Google ou d’Apple connectera demain nos équipements de salon au nuage d’Internet ? That is the question.

Bataille décisive

Mais c’est peut-être ailleurs, sur les réseaux sans fil, wi-fi et 3G, que la bataille que s’apprêtent à se livrer ces deux titans du numérique promet d’être la plus décisive, et aussi d’avoir le plus d’incidences collatérales pour les industries du contenu, à commencer par celle de la musique. Google a en effet officialisé, à San Francisco, son rachat de la start-up Simplify Media, spécialisée dans l’accès distant, à partir de n’importe quel périphérique nomade et en streaming, à sa bibliothèque multimédia personnelle.

Le rachat de Simplify Media va permettre à Google de marquer Apple à la culotte sur le terrain du « cloud computing », que le fabricant du iPod et du iPad espère bien investir en intégrant à iTunes la technologie de Lala.com, start-up rachetée il y a quelques mois, dont le logiciel permet de répliquer sa bibliothèque multimédia sur des serveurs Internet et d’en garantir l’accès on the go en permanence. Comme Lala.com, Simplify Media a interrompu son service, en attendant d’annoncer une évolution majeure. Et son rachat par Google coïncide avec le retrait de son appli iPhone du App Store d’Apple.

Impossible de savoir, pour l’instant, ce qu’Apple nous réserve avec son tandem iTunes-Lala. Les maisons de disques ont été approchées par la firme de Cupertino mais rien n’a été encore conclu avec elles, leurs exigences étant semble-t-il au delà de ce qu’Apple est prêt à payer. Elles espèrent bien imposer des licences à Apple, en contrepartie de l’autoriser à offrir la possibilité d’accéder à distance à sa bibliothèque musicale, ce qui ne se justifie pas nécessairement. Sauf à considérer que la réplication de milliers de bibliothèques personnelles sur des serveurs Internet par Apple doit donner lieu au paiement de droits de reproduction mécanique, ce qui se défend.

Au cœur d’un nouveau dilemme

Mais autant le service proposé par Apple peut constituer une commodité que le consommateur sera prêt à payer, autant l’usage dérivé de cette commodité relève de ce que l’on appelle le « fair use » aux Etats-Unis, et que nous appelons la « copie privée » en Europe. A cette différence près que le fair use ne donne lieu à aucune rémunération des ayant droit outre-Atlantique, ni même outre-Manche, quand la copie privée est soumise à une rémunération équitable en Europe continentale. On est là au cœur d’un dilemme qui ne semble pas prêt d’être résolu.

Quoiqu’il en soit, en faisant le choix de la technologie de Simplify Media, Google vient semer un peu plus le trouble, puisqu’elle ne nécessite pas de réaliser une copie de la bibliothèque des utilisateurs sur des serveurs Internet. L’accès se fait directement, via les réseaux sans fil, sur l’ordinateur ou le media center de ces derniers. Dès lors, rien ne justifie, a priori, de faire rentrer les ayant droit dans la boucle de répartition des revenus générés par un tel service. En tout cas, si cette question de la rémunération des ayant droit a probablement beaucoup freiné Apple jusque là, elle risque de ne pas beaucoup gêner Google.

Larry Page, Google, « Nous voulons gagner encore plus d’argent »

Lundi 24 mai 2010

Dans une interview au Monde, le fondateur de Google revient sur les sujets qui font l’actualité du géant : l’affaire Street View, les droits d’auteur sur Google Books, l’échec de la vente en ligne du Nexus One… Synthèse.

Très discrets, les fondateurs de Google sont avares en interviews. L’entretien accordé au Monde par Larry Page est donc assez rare pour être noté. L’homme revient pour le quotidien sur les grands thèmes d’actualité qui agitent le géant. En voici une petite synthèse.

Google trop diversifié ?

« C’est tout simple : nous voulons gagner encore plus d’argent ! », assume le co-fondateur. « Avec notre moteur de recherche, nous avons réussi à créer l’équivalent d’une brosse à dent, un outil qui a pris une place importante dans nos vies. Même chose avec GMail, pour le courriel. Tous les produits que nous lançons devraient être comme ça. Voilà notre raisonnement : de quoi les gens ont vraiment besoin, qu’est-ce qui a de la valeur pour eux ? »

L’affaire Street View

« Nous avons commis une erreur, nous avons collecté des données que nous ne voulions pas collecter. Nous voulons coopérer le mieux possible avec les autorités pour la corriger. Je pense néanmoins que nous avons été directs : nous avons signalé notre erreur dès que nous l’avons décelée. Je ne suis pas sûr que beaucoup d’autres entreprises en pareil cas se seraient comportées de la même façon ».

La conservation des données personnelles

« La plupart de ces données sont des pages web, des mots clés, des adresses IP. Mais vous n’êtes pas identifié : nous n’avons que peu d’informations personnelles, au contraire des sociétés de cartes de crédit. Pour que le moteur fonctionne, pour améliorer la qualité des réponses aux recherches, nous avons besoin de toutes ces informations. Notre ambition est d’organiser toute l’information du monde, pas juste une partie. Je suis néanmoins préoccupé par ce sentiment que peuvent avoir certains, que conserver autant d’informations n’est pas bon. Nous proposons des outils pour que les internautes puissent voir et contrôler l’usage que nous faisons de leurs données ».

Le problème des droits d’auteur avec Google Books

« Évidemment, le droit d’auteur est important. Et évidemment, il pose des problèmes. (…) Si nous devions réécrire la loi, nous le ferions autrement. Nous voudrions trouver une façon acceptable d’identifier les ayants droit, de les rétribuer, d’ouvrir l’accès aux ouvres. Trouver la solution parfaite prendra du temps. D’ici là, je voudrais trouver un compromis satisfaisant. Sinon, le risque, c’est que des contenus disparaissent définitivement ».

L’échec de la vente en ligne du Nexus One

« L’équipe d’Android, qui a travaillé sur le Nexus One, a sous-estimé la quantité de travail que représentait la vente en direct. Elle ne disposait pas des systèmes de facturation des opérateurs de télécommunication ni de leurs offres promotionnelles.  »

Les difficultés de Google Docs face à Office

« Notre but n’était pas de tuer Office de Microsoft, mais de proposer 80 % des besoins basiques des utilisateurs, avec un produit plus rapide, plus simple. C’est exactement le contraire de la stratégie de Microsoft, qui passe son temps à rajouter des fonctionnalités à Office, mais que très peu de personnes utilisent vraiment. Nous avons beaucoup de succès dans les entreprises »
Google
En savoir plus sur Google dans l’Annuaire IT

Le marché des tablettes

« Pour moi, à ce stade, les tablettes sont des gros téléphones. Elles ont le même type de processeurs, d’interface tactile. Mais je pense que nous allons aussi assister à l’apparition d’une multitude de terminaux différents, dont beaucoup fonctionneront à partir d’Android, avec des écrans de toutes les tailles ».

Message diffamatoire contre un prêtre: Google condamné

Lundi 26 avril 2010

Google, le géant américain de l’internet, a été condamné en appel à une amende de 8.500 dollars par un tribunal brésilien pour un message diffamatoire posté sur son réseau social Orkut et qualifiant un prêtre de « pédophile », ont rapporté les médias dimanche.

Un tribunal de l’Etat de Minas Gerais, dans le sud-est du Brésil, a statué en faveur du plaignant, un prêtre de 54 ans, désigné seulement par ses initiales, JR. Il a rejeté l’argument de Google selon lequel l’entreprise américaine n’était pas responsable de ce que les utilisateurs postent sur le réseau social Orkut.

Le tribunal a ainsi confirmé le verdict prononcé en première instance. Le prêtre avait porté plainte en 2008 après la publication sur Orkut d’un message anonyme l’appelant « le pédophile, le voleur qui a un amant », selon le quotidien brésilien O Globo.

« En fournissant des espaces sur les réseaux sociaux, sur lesquels les utilisateurs peuvent poster sans aucune vérification préalable n’importe quel genre de message, (y compris) des contenus offensants et injurieux, et dans de nombreux cas sans origine connue, (Google) assume le risque de causer du tort », a déclaré le juge Alvimar de Avila.
Le réseau social Orkut est extrêmement populaire au Brésil, mais une version en langue portugaise de Facebook commence à lui prendre des parts de marché.

Google veut créer un service Cloud d’impression pour tous les terminaux

Lundi 19 avril 2010

Google Cloud Print doit permettre aux utilisateurs d’imprimer des documents à partir de tout type d’application et depuis n’importe quel terminal.

En prévision de la sortie de Chrome OS qui sera entièrement dédié aux applications hébergées dans le nuage, Google a commencé à travailler sur l’un des principaux points faibles du système : l’impression.

La firme de Mountain View a dévoilé en fin de semaine dernière son projet Google Cloud Print. « Notre but est de concevoir une expérience d’impression qui permette à n’importe quelle application (Internet, bureau ou mobile) sur n’importe quel terminal d’imprimer sur n’importe quelle imprimante dans le monde ».

Objectif : doter Chrome OS d’un système d’impression

Plutôt que de s’appuyer sur le système d’exploitation lui-même pour gérer l’impression, Google Cloud Print va faire l’interface entre les applications et l’imprimante choisie par l’utilisateur. Pas de pilote à installer sur son terminal, tout est géré dans le nuage.

Des API seront disponibles pour que les développeurs d’applications natives ou en ligne puissent ajouter les commandes d’impression. Le système fonctionnera avec un compte Google auquel les usagers devront associer les imprimantes qui seront traitées comme le sont les documents dans Google Docs. Ce qui signifie qu’il sera très facile de partager une imprimante avec n’importe qui dans le monde. L’ordre d’impression est envoyé vers le Cloud Print qui le transmet à l’imprimante.

Google explore deux pistes distinctes pour rendre les imprimantes compatibles avec son système. Il y a d’abord toutes les imprimantes actuelles pour lesquelles un proxy est en cours de développement (version Windows d’abord puis Mac et Linux).

Des imprimantes « cloud aware »

Et pour éviter que l’utilisateur n’ait à installer ce proxy lui-même, il sera directement intégré dans Chrome. Par défaut, la fonction sera désactivée dans le navigateur. L’inconvénient est qu’il faudra que l’ordinateur soit toujours allumé et connecté via Chrome.

Pour régler ce problème, Google espère que les fabricants d’imprimantes et de routeurs vont intégrer la prise en charge de l’impression Cloud. La seconde piste concerne donc des imprimantes « cloud aware » qui supporteront nativement des protocoles d’impression depuis le nuage.

Voilà pourquoi Google ouvre son protocole gratuitement aux fabricants. De tels produits pourraient arriver prochainement prédit-il. Et l’on pourra donc imprimer depuis n’importe quel ordinateur, tablette ou smartphone en utilisant son compte Google ou Chrome OS. (Eureka Presse)

Croissance à 2 chiffres pour Google au premier trimestre

Vendredi 16 avril 2010

Malgré un chiffre d’affaires et un bénéfice en forte hausse, Google déçoit les investisseurs.

Le moteur de Google tourne toujours à plein régime. Avec 6,77 milliards de dollars au premier trimestre, le chiffre d’affaires progresse de 23% par rapport à l’an passé (5,53 milliards). Les bénéfices s’élèvent eux à 1,96 milliard, en hausse de 37% comparé au premier trimestre 2009 (1,42 milliard).

Les sites de la firme ont généré 66% de son chiffre d’affaires, pour 4,4 milliards de dollars. Les sites du réseau AdSense ont eux compté pour 30% des revenus de la firme, soit 2,04 milliard de dollars. Des résultats respectivement en hausse de 20% et 24% comparés au premier trimestre 2009. Enfin, 53% du CA du californien proviennent de l’international, soit 3,58 milliards de dollars.

Retour à l’embauche

Les revenus générés par les clics rémunérés sont en hausse de 15% comparés à 2009, avec un coût par clic en augmentation de 7%.

Malgré des résultats supérieurs aux attentes du marché, l’action de Google a perdu 4,85% à la clôture de la Bourse. Après une hausse de 5% en une semaine, le soufflé retombe donc, les investisseurs et certains analystes s’attendant à des chiffres encore meilleurs.

Positif, Patrick Pichette, directeur financier de Google annonce qu’ils « continueront d’investir lourdement dans les embauches, les produits et les acquisitions ». Après les licenciements de 2009, la firme a ainsi accueilli 800 nouveaux employés au premier trimestre, passant de 19 800 à 20 600. Un record depuis début 2008.

Jeff Huber, vice-président senior du pôle ingénierie, annonce que Google recrutera massivement pour le développement d’Android et Chrome, ainsi que pour Google Apps. Par contre, aucune information supplémentaire n’a filtré sur les projets d’acquisition.

Questionné sur le Nexus One, Patrick Pichette s’estime « extrêmement heureux » des ventes et annonce le produit comme rentable, mais pas du point de vue matériel. Ce qui ne devrait pas vraiment plaire à HTC, son constructeur.