Google prend officiellement en compte le temps de chargement des pages

12 avril 2010

Google vient d’annoncer que l’algorithme de pertinence de son moteur de recherche prenait maintenant en compte, dans une mesure assez faible pour l’instant, le temps de chargement des pages et le temps de réaction d’un site web….

La débat était ouvert chez Google depuis plusieurs mois en interne. Finalement, la décision a été prise en fin de semaine dernière : le temps de chargement des pages web est dorénavant un nouveau critère de pertinence pour le moteur de recherche de Google. L’annonce vient d’être faite sur le blog officiel de Google pour webmasters, le post en question fournissant les coordonnées de plusieurs outils (Page Speed, YSlow, WebPageTest, etc.) qui peuvent vous aider à mieux gérer ce paramètre.

N’oublions pas également que les Webmaster Tools de Google vous donnent, dans la catégorie « Labos », un outil qui vous indique le temps moyen de réaction de votre site vu par Google. Donnée intéressante… Nul doute que, dans les semaines qui viennent, de nombreux webmasters vont regarder le paramètre « site speed » de leur site à la loupe…

Indiquons cependant que, selon Google, moins de 1% des requêtes actuelles sur son moteur sont affectées par ce critère et uniquement sur le site américain Google.com. Mais il vaut mieux prévenir que guérir…

Un clavier éco-conçu selon Fujitsu

12 avril 2010

Fujitsu vient de présenter un clavier éco-conçu, le KBPC PX ECO keyboard. Comme à l’accoutumé, le fabricant préfère mettre en avant un faux éco-label made in Fuji (“Green IT”).

Dommage car mis à part cette fausse note, le clavier fait mieux qu’un modèle traditionnel. Il propose notamment :
- un repose poignet à base de matières végétales (lignine et fibre de bois),
- la base du clavier est en plastique d’origine végétale (cellulose d’acétate Biograde),
- le câble de connexion ne contient pas de PVC.

En tout, 45% du plastique d’origine fossile (pétrole) habituellement mis en œuvre dans le clavier a été remplacé par des alternatives d’origine végétale. Selon Fujitsu, ce clavier permettra d’éviter l’utilisation de 60 tonnes de plastique d’origine fossile par an.

Des clients non dégroupés de Free se plaignent du bridage décidé par le FAI

12 avril 2010

Depuis le 5 avril, plusieurs clients non dégroupés de Free se plaignent des restrictions mises en place par le FAI sur son réseau et qui rendent délicate, voire impossible, l’utilisation de certaines applications comme la VoIP ou le P2P.

VoIP, P2P, jeux en réseau et SSH ne sont pas les bienvenus

Le site Freenews se fait notamment l’écho du bridage opéré par Free sur certains ports et protocoles sur des plages horaires définies. Les messages indignés de freenautes sur différents forums d’utilisateurs, comme celui de l’ADUF et grenouille.com, confirment l’information.

D’après ces témoignages, ce sont les ports « non-standards » (hors port 80) qui sont les premiers impactés. Pour les clients de Free, cela se traduit par de sérieuses difficultés dans l’utilisation d’applications de types jeux en ligne (comme World of Warcraft), SSH, VoIP et P2P. La lecture de vidéos en streaming serait également concernée.

Si pour certains freenautes, le bridage du réseau intervient dès 10 heures du matin, il est le plus handicapant entre 18h et minuit, c’est-à-dire aux heures de pointe. Selon le site Freenews, ces règles de gestion du réseau seraient la réponse de Free à une saturation de son réseau.

Malgré les questions adressées au support de Free par les internautes, le FAI n’a toujours pas apporté de réponse officielle. En plein débat sur la neutralité du Net, sur lequel le PDG de Free s’est récemment exprimé à la demande de l’Arcep, ces restrictions ne passent pas inaperçues.

SDK iPhone OS 4.0 : les développeurs ne pourront pas utiliser les outils d’Adobe

12 avril 2010

Apple a fermé encore un peu plus la porte aux applications en Flash en modifiant le contrat d’utilisation de son kit de développement. Les développeurs doivent utiliser les outils propriétaires d’Apple et certains langages pour le codage.

Bien qu’il ne mentionne pas nommément Adobe ou Flash, le paragraphe 3.3.1 du nouveau contrat d’utilisation du kit de développement pour l’iPhone OS 4 les concerne au premier chef. Dans ces quelques lignes, Apple indique que les développeurs ne peuvent utiliser que les API documentées par Apple. Les applications doivent être écrites avec les langages Objective-C, C, C++ ou JavaScript tels qu’ils sont pris en charge par le moteur WebKit d’iPhone OS. Pas question d’utiliser d’autre moteur que celui fourni avec le SDK donc.

Ce qui signifie en clair que les outils d’Adobe pour développeur en Flash sont proscrits, mais également d’autres comme Unity 3D et MonoTouch. Ce changement a claqué comme une gifle pour Adobe qui doit lancer aujourd’hui sa suite Flash CS5. Celle-ci contient justement un outil qui permet d’exporter des applications Flash et AIR pour générer des applications compatibles iPhone.

Réactions diverses chez Adobe

Adobe a réagi le lendemain de la découverte de ces nouveaux termes du contrat de deux manières diamétralement opposées. D’un côté Kevin Lynch, le directeur technique d’Adobe a préféré minimiser le problème dans un billet posté sur le blog de la compagnie. « Nous comptons bien conserver cette fonctionnalité dans CS5 et c’est à Apple de décider si elle acceptera ou non de valider les applications au gré de leurs changements de règles ». Lynch souligne qu’il y aura cette année beaucoup de terminaux mobiles (smartphones, tablettes, smartbooks…) pour lesquels les développeurs pourront créer du contenu avec CS5.

A l’opposé radical de ce discours officiel policé, un employé de chez Adobe s’est lui carrément lâché sur son blog personnel. Lee Brimelow, Platform Evangelist, considère qu’Apple vient de gifler les développeurs. Il conclut sa longue diatribe par une phrase qu’il prononce à titre personnel : « Va te faire foutre Apple». Voilà qui ne devrait pas contribuer à améliorer les relations des deux firmes.

26 millions de Mexicains bientôt sans téléphone portable ?

12 avril 2010

En ne s’enregistrant pas à temps dans le Registre national des utilisateurs de téléphones mobiles, 31% des utilisateurs mexicains pourraient voir leur ligne coupée.

La lutte contre le crime va-t-elle un peu trop loin ? En créant le Registre national des utilisateurs de téléphones mobiles (Renaut) en avril 2009, le gouvernement mexicain a voulu limiter leur utilisation dans les actes criminels dont le nombre a explosé en 2008, les enlèvements notamment. Il a laissé un an aux abonnés de téléphones mobiles pour s’y inscrire.

Le registre vise à associer chaque ligne mobile une personne, via son numéro de Sécurité sociale afin de repérer les utilisations criminelles.  Ainsi, toutes les lignes non-répertoriées à la date-butoir seront donc suspendues.

Pour encourager l’inscription, des spots TV et radios ainsi qu’une procédure d’enregistrement par SMS ont été mis en place. Mais samedi 10 avril à minuit, seuls 69% des téléphones mobiles étaient enregistrés, beaucoup à la dernière minute, selon la Commission fédérale des télécommunications (Cofetel). La veille, le Sénat a refusé d’étendre le temps d’enregistrement. Des millions de demandes seraient encore en instance de traitement.

Sur les 83 millions de téléphones que compte le pays, 26 millions sont donc « hors-la-loi », soit 31% du parc total de téléphones mobiles théoriquement inutilisables.

Une mesure dénoncée et peut-être non suivie

Une marche forcée qui ne plait pas au numéro un America Movil, détenteur de 71% du marché. Vendredi 9 avril, son responsable des relations institutionnelles a rappelé au Sénat que « les téléphones portables sont le seul moyen de communication de beaucoup de Mexicains ».

Telefónica Movistar, le second opérateur du pays, avec 20% des utilisateurs, promet de maintenir « le service de voix, SMS et données pour ses clients ». Pour la société, les télécommunications sont un service d’intérêt public protégé par la Constitution.

Les analystes estiment que les autres opérateurs prendront le même chemin. Reste que le gouvernement menace de sanctions lourdes tout opérateur contrevenant à cette loi.

Si ces lignes venaient à être coupées, ce qui à ce jour n’est pas encore fait, America Movil pourrait perdre jusqu’à 10 millions de dollars par jour. Des chiffres qu’on imagine proportionnels pour ses homologues.

La grogne monte aussi chez les abonnés. L’association de défense des consommateurs Al Consumidor attaque la Cofetel et les opérateurs. Elle dénonce une loi contraire au droit des consommateurs favorisant les intérêts privés.

L’association annonce avoir reçu dimanche 74 pétitions de tout le pays. Des centaines d’usagers auraient même enregistré leur téléphone avec le nom du président en signe de protestation.