11 mars 2010
Les applications du Web 2.0, notamment les réseaux sociaux, font exploser le nombre d’informations personnelles accessibles sans limitation de durée sur Internet. Les photos de soirées arrosées ou de vacances en bikini sont mises en ligne sur Facebook. Des plaisanteries plus ou moins douteuses, des opinions politiques, des préférences sexuelles ou des relations privées sont affichées sur des blogs.
Pour de nombreuses personnes et notamment pour les jeunes, la notion d’intimité est brouillée par celle de non-culpabilité : ce n’est pas parce qu’on n’a rien à se reprocher que l’on doit tout montrer ! A douze ou quinze ans, il est difficile de se projeter dans le futur et d’imaginer les conséquences désastreuses que pourrait avoir la diffusion de ces informations quelques années plus tard.
L’information mise en ligne sur une personne aujourd’hui n’a pas vocation à demeurer fixe et intangible, alors que la nature humaine implique, précisément, que les individus changent, évoluent, se contredisent même. C’est pourquoi la CNIL se félicite du débat actuel sur le « Droit à l’oubli » puisqu’il conditionne l’exercice de la liberté d’expression dans notre société qui se numérise rapidement.
En s’associant avec Internet sans crainte et le serious game 2025 exmachina, la CNIL souhaite sensibiliser les jeunes générations à un usage responsable et vigilant de l’Internet. Alors, « Avant de publier, je réfléchis! »
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10 mars 2010
L’équipementier en télécommunications américain Cisco a annoncé, mardi 9 mars, qu’il avait conçu un routeur 12 fois plus puissant que ses concurrents, permettant des connexions à Internet tellement rapides qu’il sera possible de télécharger en une seconde l’intégralité de la bibliothèque du Congrès.
Ce nouvel appareil, CRS-3, « est conçu pour servir de fondation à Internet de nouvelle génération et donner le rythme d’une croissance phénoménale de transmissions vidéo, d’appareils portables et de nouveaux services en ligne, durant cette décennie et au-delà », a expliqué le groupe. Cisco avait soigneusement entretenu le suspense sur cette innovation en promettant aux journalistes et analystes « une annonce importante qui changera pour toujours Internet et son impact sur les consommateurs, les entreprises et les administrations ».
Le CRS-3 revendique une capacité de transmission pouvant atteindre 322 terabits par seconde, soit 322 000 milliards de bits par seconde. Cela veut dire, en théorie du moins, que ce routeur aurait la capacité de permettre à toute la population chinoise, enfants compris, d’avoir des visioconférence simultanément.
90 000 DOLLARS L’UNITÉ
Cisco a précisé que l’opérateur téléphonique américain AT&T avait déjà testé son appareil, d’un coût unitaire de 90 000 dollars, dans le cadre de l’expérimentation d’un « dorsale » de 100 gigabits entre la Nouvelle-Orléans et Miami. Une dorsale est la partie centrale d’un réseau de télécommunication permettant d’interconnecter des réseaux plus petits.
Cette initiative intervient un mois après que le géant d’Internet Google a annoncé son intention de devenir pionnier de l’accès à Internet à très haut débit par l’installation dans les mois à venir de réseaux cent fois plus rapides que ceux utilisés actuellement par la plupart des Américains.
Mots-clefs : Cisco, connexion à Internet, vitesse de connexion
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9 mars 2010
La décision avait été prise en 2005 par l’Icann, l’organisme qui gouverne Internet : la création d’un domaine en .xxx, destiné aux sites pornographiques. Mais en 2007, sous la pression de groupes conservateurs et du gouvernement américain, qui craignaient de rendre ainsi ces sites plus visibles, l’Icann avait fait machine arrière. Vendredi prochain, lors d’une réunion à Nairobi, l’organisme pourrait à nouveau changer sa position et autoriser la création de sites en .xxx, selon les informations recueillies par la BBC. La décision de 2007 a été récemment critiquée par un panel international de juges, qui ont estimé qu’elle n’était pas cohérente avec la politique habituelle de l’Icann.
La création de cette extension générerait une nouvelle source d’adresses Web à fort potentiel. La majorité des sites pornographiques utilisent aujourd’hui les noms de domaines en .com, et certaines adresses peuvent atteindre des sommes vertigineuses. L’emblématique domaine sex.com devrait ainsi être vendu aux enchères le 18 mars prochain. Lors de son précédent rachat, en janvier 2006, il aurait atteint les 14 millions de dollars.
PLUS SIMPLE À BLOQUER
La création d’un domaine .xxx permettrait également de mettre en place un filtrage des contenus pornographiques de manière aisée, même si les éditeurs de sites pornographiques seraient libres de continuer à utiliser des sites en .com ou autre. Les systèmes de filtrage parental pourraient ainsi bloquer les sites en .xxx sans risquer de bloquer des sites « légitimes ». De même, une extension dédiée aux contenus adultes serait simple à bloquer pour les pays qui interdisent la diffusion de pornographie comme la Chine, qui mène depuis plusieurs mois une intense croisade anti-pornographie aboutissant à plusieurs centaines d’arrestations.
L’industrie pornographique est largement opposée à la création ce ce domaine. Elle craint que les sites adultes soient graduellement contraints de quitter le .com pour aller vers le .xxx, et que les sites en .xxx fassent l’objet d’une censure de plus en plus importante.
Même si l’Icann tranche en faveur du .xxx, le nouveau domaine ne devrait pas être créé dans l’immédiat. L’organisme devra d’abord mener des consultations et préparer le lancement de la nouvelle extension.
Mots-clefs : .xxx, extension, sites porno
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9 mars 2010
SafeSearch est une fonction de filtrage intégrée au moteur de recherche de Google. Elle permet d’éliminer le contenu offensant des résultats affichés (traduction ; les liens pointant vers des pages à caractère pornographique).
« Aucun filtre n’est efficace à 100 %, mais SafeSearch aide à éliminer la plupart des informations que l’utilisateur préférerait ne pas voir, ou qu’il ne voudrait pas voir tomber sous les yeux de ses enfants. Ce dispositif fonctionne déjà bien, même si Google recherche sans cesse des moyens de l’améliorer », précisent les responsables de la compagnie.
Google ajoute aujourd’hui une nouvelle option qui permet de verrouiller SafeSearch en mode de filtrage strict, à l’aide d’un mot de passe. L’idée est plutôt bonne même s’il est toujours possible pour les utilisateurs avancés de contourner cette protection. Heureusement, Google a pensé à ce cas de figure : lorsque SafeSearch est verrouillé, le design du moteur de recherche est modifié. Un simple coup d’œil permet donc de vérifier que cette fonctionnalité est toujours active.
Google explique le fonctionnement de cette option sur cette page web. Si vous souhaitez aller encore plus loin, en proposant un verrouillage plus résistant de SafeSearch, sachez que l’utilisation du mode strict peut être forcée en ajoutant le paramètre &safe=strict à la requête proposée au moteur de recherche. Certains proxys permettront d’ajouter automatiquement cette option. Une protection qui sera bien plus difficile à contourner.
Mots-clefs : Google, protection parentale
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