Le ministère de la Culture va réfléchir à la neutralité d’Internet

13 mars 2010

Culture – Le ministère de la Culture s’empare à son tour du débat sur la neutralité d’Internet en commandant une étude sous forme d’un appel à propositions dont les résultats sont attendus le 30 avril. L’accent est mis avec insistance sur le caractère licite des contenus et services.

Décidément, le débat sur la neutralité du net n’en finit pas de motiver la programmation de colloques et les commandes d’études. Après la création d’un panel d’experts par NKM, la secrétaire d’Etat au numérique, la réunion de l’Arcep le 13 avril et la conférence de l’Asic, c’est au tour du ministère de la Culture de requérir une étude.

Grenelles, missions diverses, études d’experts, le gouvernement les multiplie. Il transpire en ce domaine. Un appel à propositions est lui passé plus inaperçu. Daté du 2 mars, et débusqué par PCINpact, Il émane de la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC), soit du ministère de la Culture.

La neutralité imaginée par les Etats-Unis inspire la France

Intitulée « La neutralité de l’Internet : modalités techniques et enjeux économiques », cette étude vise à permettre au ministère d’approfondir ses connaissances dans trois domaines précis : la chaîne de valeur de la distribution de services de communications électroniques et relations commerciales ; l’état des lieux de la neutralité de l’Internet dans le monde, tant sur le plan réglementaire que technique ; les enjeux technologiques, économiques et juridiques du débat.

Si la question de la qualité de service sera abordée dans cette étude, un autre point promet lui déjà d’orienter les débats : celui de la nature licite ou non des contenus échangés. Au fil du descriptif de l’appel à contributions, la position du ministère de la Culture en ce domaine semble déjà se dessiner (ce n’est toutefois plus un mystère comme en témoigne Hadopi).

La neutralité, inspirée de la vision défendue par la FCC américaine, est ainsi remplacée par l’expression « gestion raisonnable du réseau » permettant dès lors « d’empêcher le transfert de contenus illicites. »

Dans l’énoncé des différents principes de la neutralité, l’article de la DGMIC semble convenir de traiter de manière non-discriminatoire les contenus, applications et services licites (et seulement licites, ce qui suppose donc d’identifier et discriminer les contenus illicites, mais aussi les services pouvant diffuser de tels contenus, comme ceux de streaming).

Cette étude devra donc « analyser la compatibilité entre le principe de neutralité de l’Internet et la lutte contre les agissements et contenus illicites. » Les résultats sont attendus pour le 30 avril 2010, soit avant ceux du panel d’experts de NKM présentés au Parlement en juin.

Google prépare une librairie en ligne et une tablette Internet

13 mars 2010

Technologie – La boutique en ligne de Google, Google Editions, permettant achat et stockage sur le Web des livres électroniques, sera lancée en France cet été. Le responsable du projet Google Livres a par ailleurs avoué que Google préparait une tablette Internet comparable à l’iPad d’Apple.

A l’occasion du salon « Demain le livre », le directeur des programmes Google Livres en France, Philippe Colombet, a levé le voile sur deux projets de Google.

Le premier projet à voir le jour sera Google Editions en version française, la librairie en ligne de livres numériques, qui outre l’accès aux ouvrages électroniques proposera un espace de stockage des livres.

35% de commission pour Google sur la vente d’un livre

Dans cette information rapportée par Actua Litté, le responsable de Google Philippe Colombet fixe à cet été, la période de lancement de Google Editions dans six pays, dont la France. Google souhaite offrir un accès aux livres électroniques depuis différents terminaux connectés à Internet (comme annoncé en octobre 2009), dont les tablettes PC et les smartphones.

Google avance le chiffre de 30.000 éditeurs associés à sa librairie et boutique en ligne. Pour chaque ouvrage acheté par un internaute, Google percevra 35% du prix de vente, le solde revenant à l’éditeur (mais 45% pour l’éditeur si le livre est vendu via une librairie en ligne partenaire de Google)

A titre de comparaison, un livre vendu 8,99 dollars sur Amazon rapporte 3,15 dollars à son auteur, ou 6,25 dollars si l’éditeur souhaite bénéficie d’un reversement plus favorable (70% du prix) en échange de concessions sur le prix de vente.

Une tablette multi-usage chez Google, mais à date indéterminée

Mais l’annonce concernant Google Editions sera probablement éclipsée par une autre annonce, cette fois dans le domaine des tablettes PC. Philippe Colombet a en effet reconnu que Google planchait sur un produit de type tablette tactile Internet, dans la veine de l’iPad d’Apple et des produits similaires d’autres constructeurs comme HP.

Google ne donne toutefois pas de date de lancement, Philippe Colombet se contentant de déclarer que la tablette serait disponible bien après l’iPad. Le responsable ne dit pas non plus si comme pour Chrome OS et Android, Google fera appel à un ou des partenaires constructeurs (HTC pour le Nexus One par exemple).

Quoi qu’il en soit, Philippe Colombet décrit ce futur produit comme multi-usage. Pas question donc d’en faire un seul lecteur de livres électronique comme le Kindle d’Amazon.

Pour sexe.org je viens de recevoir un mail d’information

12 mars 2010

La prochaine vente aux enchères du domaine Sex.com fait l’actualité du domaining ainsi que la récente vente du domaine Poker.org pour 1.000.000 $. Cette dernière vient détrôner notre précédent record de cession d’un nom de domaine en .ORG : Sexe.org pour 150.000 $ !

Dans ce contexte, GN MULTIMEDIA, société spécialisée dans le référencement naturel depuis 2004, souhaite céder son nom de domaine Sexe.org acquis en Juin 2008.

Infos complémentaires : http://www.google.fr/search?hl=fr&rlz=1T4GPTB_frFR295FR295&q=sexe.org+150+000&btnG=Rechercher&meta=&aq=f&oq=

Sexe.org oscille actuellement entre la première et la seconde page des résultats Google.fr pour la requête « sexe » et génère une audience naturelle de 40.000 visiteurs uniques par mois.

Cet investissement ayant été amorti via la visibilité générée par le BUZZ de cette vente en 2008, nous profitons d’une offre spontanée de rachat à 30.000 € HT pour ouvrir les enchères.

Date de fin des enchères : Jeudi 18/03/2010 à 18h00

Sexe.org sera donc forcement vendu à la fin des enchères suite à cette offre.

Si cette acquisition peut correspondre à votre stratégie de développement, merci de nous communiquer votre offre en répondant à ce mail.

Les enchérisseurs ne pouvant pas connaître les offres de leurs concurrents, le domaine sera cédé à l’enchère la plus élevée constatée le jeudi 18/03/2010 à 18h00.

Sex.com et Sexe.org mis en vente ?

12 mars 2010

Sex.com, le nom de domaine le plus cher de l’histoire, sera mis aux enchères la semaine prochaine. Son propriétaire avait déboursé 14 millions de dollars, mais il doit rembourser ses dettes. En France, Sexe.org est aussi à vendre. Problème : les noms en « sexe » excitent-ils encore les internautes ?

Le ticket d’entrée pour les enchères de Sex.com coûte cher. Pour y participer, le 18 mars à New York, il faudra prouver son sérieux en présentant un chèque certifié d’un million de dollars (736 000 euros).

L’actuel propriétaire, la société Escom, avait payé 14 millions de dollars en 2006 (10,3 millions d’euros au cours actuel). Un record dans l’histoire du Web et une très bonne affaire pour Gary Kremen, créateur du site de rencontres Match.com : il avait eu la bonne idée de déposer le nom dès 1994.

Sex.com invisible sur Google

Pour Escom, en revanche, Sex.com n’a pas été une si bonne affaire. Elle n’a jamais réussi à rembourser la société financière Dom Partners, qui lui avait avancé les fonds à l’époque. Celle-ci espère donc rentrer dans ses frais avec ces enchères.

Le problème, c’est que Sex.com ne vaut peut-être plus 14 millions de dollars. Le site ne propose aucun contenu, juste quelques liens, et un nom aussi direct ne suffit plus à attirer les internautes. La faute aux moteurs de recherche.

Sans contenu, impossible d’être référencé correctement sur Google : en tapant « sex », Sex.com n’apparaît pas dans les premières pages. Les internautes ont aussi appris à dénicher eux-mêmes les vidéos et les photos, via des recherches sur Google ou des portails comme YouPorn.

Même problème pour les domaines francophones, comme Sexe.com, détenu par des Américains, ou Sexe.fr, propriété de la société Quad Logic. Ce site est quasi-vide : seul contenu, un jeu en Flash très basique (Les propriétaires n’ont pas répondu à notre message téléphonique et à notre mail).

Sexe.org avait aussi battu un record

Sexe.org, qui se présente comme un « forum dédié aux relations de couple », est un peu plus rempli. Et lui, au moins, apparaît en deuxième page lorsqu’on tape « sexe » sur Google. Mais comme Sex.com, il est à vendre.

Comme Sex.com, Sexe.org avait battu un record, en 2008 : celui du domaine en .org le plus cher : 151 400 dollars (97 520 euros à l’époque, plus de 110 000 euros au cours actuel). L’acheteur ? Une société grenobloise, GN …

68% des Français utilisent Internet, selon une étude

11 mars 2010

Soixante-huit pour cent des Français utilisent régulièrement Internet – quotidiennement pour les trois quarts d’entre eux – selon une étude de la Caisse des Dépôts et l’Association de l’économie numérique publié jeudi par le quotidien économique Les Echos.

Selon ce premier baromètre national, « la fracture numérique est quasiment comblée, car 94% des internautes interrogés, dont les deux tiers possèdent un ordinateur portable personnel, disposent d’une connexion haut débit à leur domicile qu’ils utilisent quotidiennement ou presque ».

En outre, « 89% des internautes ont déjà effectué des démarches en ligne, les plus courantes étant la déclaration d’impôts (60%) et la consultation de son compte de sécurité sociale (46%) », précise le journal.

La banque et le commerce électronique « sont désormais bien ancrés dans les habitudes des internautes: 80% consultent leur compte sur Internet et 85% font leurs achats en ligne ». « 79% d’entre eux règlent avec leur carte bancaire », souligne encore Les Echos.