Audiences Internet : Yahoo numéro 1 aux États-Unis en janvier

23 février 2011

Selon le baromètre ComScore, les sites Yahoo ont une fois encore devancé ceux appartenant à Google et Microsoft, sur le critère du nombre des visiteurs.

Pour le troisième mois consécutif, l’ensemble des sites Yahoo arrivent en tête des mesures d’audience réalisées par ComScore aux États-Unis avec 178 864 millions de visiteurs uniques sur un total de 211 621 millions.

Google arrive en deuxième position avec 178 516 millions de visiteurs uniques ; Microsoft occupe la 3e place (176 770 millions de visiteurs), suivi de Facebook (153 020 millions). AOL se classe 5e avec 110 996 millions.

Si Yahoo s’impose sur le nombre de visiteurs, Google reste tout de même maître de l’audience publicitaire. Le réseau publicitaire de la firme de Mountain View totalise 93,1% de l’audience totale et distance celui de Yahoo (85,5%) et d’AOL (85%). Facebook arrive lui en 10e position avec 72,3%.

Feuille de route de Windows 8 : une hypothétique version RTM à la mi-2012

22 février 2011

Des fuites font état d’une version Milestone 2 de Windows 8, le successeur de Seven. Ces informations, non confirmées par Microsoft, recoupent des données d’une feuille de route de développement de l’OS obtenue par ZDNet.

En janvier 2011, une source communiquait à ZDNet.com un document (présenté comme émanant de Microsoft) qui serait la feuille de route de la prochaine version de Windows, à savoir Windows 8.

Impossible toutefois de confirmer l’authenticité de ce fichier, l’équipement de développement de Windows et les dirigeants de l’éditeur refusant de commenter ces informations.

De nouvelles fuites donnent toutefois un peu de consistance à ce document. Ces dernières évoquaient ainsi le 21 février une version de Milestone 2 de Windows 8 (qui aurait nécessité 5 mois de développement).

Des conjectures et un refus de commenter de Microsoft
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Twitter rachète le service Trendly

14 juin 2010

Le site de micro-blogging a fait l’acquisition de Smallthought Systems, une start-up éditrice du service cloud de mesure d’audience Trendly, et d’un outil de création de base de données.

Twitter poursuit sa politique d’acquisition en renforçant ses outils d’analyse avec le rachat de Smallthought Systems. Cette start-up a créé Trendly, un service cloud de mesure d’audience qui aide à « distinguer le signal du bruit » dans les données de Google Analytics écrit Kevin Weil, en charge de l’audience pour Twitter.

Trendly était en fait déjà testé depuis plusieurs semaines par quelque 200 partenaires de Twitter qui utilisent le service Promoted Tweets, actuellement en phase de déploiement. Un outil que Twitter va proposer sous forme de service payant aux annonceurs présents sur le site de micro-blogging afin d’évaluer leur retour sur investissement.

Smallthought Systems est également éditeur de DabbleDB, une base données en ligne qui sera intégrée à Twitter.

Le montant de l’acquisition n’a pas été divulgué. Les quatre membres de Smallthought Systems vont rejoindre Twitter afin de travailler à l’intégration des services.

Apple dépasse la barre des 6% d’utilisateurs en Europe

25 mai 2010

En l’espace d’un an, les OS d’Apple ont conquis deux points de part de marché supplémentaires, à plus de 6%. Dans le même temps, Windows Seven contribue à la dégringolade de son prédécesseur, Vista.

Le succès d’Apple ne se dément pas. Les systèmes d’exploitation de la firme à la pomme ont connu une croissance très sensible d’avril 2009 à avril 2010. La part des visites de Mac OS et iPhone OS sur le web (hors sites mobiles) est ainsi passée de 4,5% à 6,8% en un an selon le dernier baromètre AT Internet.

Apple n’avait conquis qu’un maigre point entre avril 2007 et avril 2009. Ce bond de 2,3 points est porté par le Luxembourg et le Royaume-Uni où les systèmes représentent respectivement 14,3% (+5 points en un an) et 10,1% (+3,5 points) des visites.

Windows 7 reprend le flambeau de Windows XP et Vista

Dans le même temps, la famille Windows perd 2,4 points de part, passant de 94,3% à 91,9%. La part de Linux reste elle stable à 0,9% et les « autres OS » de bureau gagnent eux 0,1 point, à 0,4% des visites globales.

Les chiffres des six derniers mois soulignent eux l’adoption rapide du dernier né de Microsoft. Même si la famille Windows perd 1,3 point en six mois, Windows 7 en gagne neuf, comptant pour 12,3% en avril 2010.

Sur ses six premiers mois d’exploitation, Vista attirait péniblement 2,85% des visites selon le même baromètre. Mac OS X s’établit lui à 5,3% (+0,6 points en six mois).

Sur la même période, Windows Vista est passé sous la barre symbolique des 25% des visites, en perdant 2,6 points (22,4% en avril). Windows XP, lui, s’accapare toujours 55,6% des internautes même si sa part a fondu de presque sept points depuis les 62,5% d’il y a six mois.

Microsoft signe également une bonne performance en Norvège et au Portugal où Windows 7 représente 14% et 16% des visites.

Apple et Google sont sur un nuage…

24 mai 2010

La prochaine bataille de la musique en ligne aura lieu dans le « cloud », ce nuage d’Internet dans lequel toute chose sera bientôt immergée et sa réalité augmentée, avec une guerre des systèmes d’exploitation mobiles à la clé, au premier chef entre iPhone OS et Android. Deux géants se montrent déjà bien campés sur leurs positions dominantes pour partir à la conquête de ce nouveau territoire virtuel : Apple et Google.

A l’occasion de sa conférence annuelle pour les développeurs, qui réunissait la semaine dernière quelques 5000 participants en provenance de 66 pays à San Francisco, Google a présenté la nouvelle version 2.2 de son OS Android, et fait plusieurs annonces qui traduisent sa volonté de marcher résolument sur les platebandes d’Apple. Sur celles d’iTunes, pour commencer, avec, en prévision, une extension de sa boutique Android Market à la vente de musique. Ce nouvel Android Music Store permettra de naviguer dans son catalogue sur le Web, d’acheter des chansons, et de les voir automatiquement synchronisées sur son mobile Android.

iTunes n’est pas la seule cible de Google, qui part aussi à la conquête d’un autre pré-carré lorgné par Apple avec l’Apple TV, celui du salon. Reprenant peu ou prou le même concept que l’Apple TV, Google a dévoilé une nouvelle plateforme logicielle Web et TV, Google TV, susceptible d’équiper de nombreux décodeurs, qui permettra d’exécuter des applis Android et de surfer sur le Web sur un écran 16/9, mais également de visionner des vidéos Youtube en HD confortablement installé dans son canapé, avec à la clé quelques fonctions de personnalisation avancées.

Sur ce terrain, Sony, qui compte intégrer directement cette technologie dans ses téléviseurs de dernière génération, fait partie des alliés de Google, aux côtés de Logitech et d’Intel, qui prévoient de fabriquer des boîtiers externes avec télécommande, prêts à être branchés sur n’importe quel écran plat. Qui de Google ou d’Apple connectera demain nos équipements de salon au nuage d’Internet ? That is the question.

Bataille décisive

Mais c’est peut-être ailleurs, sur les réseaux sans fil, wi-fi et 3G, que la bataille que s’apprêtent à se livrer ces deux titans du numérique promet d’être la plus décisive, et aussi d’avoir le plus d’incidences collatérales pour les industries du contenu, à commencer par celle de la musique. Google a en effet officialisé, à San Francisco, son rachat de la start-up Simplify Media, spécialisée dans l’accès distant, à partir de n’importe quel périphérique nomade et en streaming, à sa bibliothèque multimédia personnelle.

Le rachat de Simplify Media va permettre à Google de marquer Apple à la culotte sur le terrain du « cloud computing », que le fabricant du iPod et du iPad espère bien investir en intégrant à iTunes la technologie de Lala.com, start-up rachetée il y a quelques mois, dont le logiciel permet de répliquer sa bibliothèque multimédia sur des serveurs Internet et d’en garantir l’accès on the go en permanence. Comme Lala.com, Simplify Media a interrompu son service, en attendant d’annoncer une évolution majeure. Et son rachat par Google coïncide avec le retrait de son appli iPhone du App Store d’Apple.

Impossible de savoir, pour l’instant, ce qu’Apple nous réserve avec son tandem iTunes-Lala. Les maisons de disques ont été approchées par la firme de Cupertino mais rien n’a été encore conclu avec elles, leurs exigences étant semble-t-il au delà de ce qu’Apple est prêt à payer. Elles espèrent bien imposer des licences à Apple, en contrepartie de l’autoriser à offrir la possibilité d’accéder à distance à sa bibliothèque musicale, ce qui ne se justifie pas nécessairement. Sauf à considérer que la réplication de milliers de bibliothèques personnelles sur des serveurs Internet par Apple doit donner lieu au paiement de droits de reproduction mécanique, ce qui se défend.

Au cœur d’un nouveau dilemme

Mais autant le service proposé par Apple peut constituer une commodité que le consommateur sera prêt à payer, autant l’usage dérivé de cette commodité relève de ce que l’on appelle le « fair use » aux Etats-Unis, et que nous appelons la « copie privée » en Europe. A cette différence près que le fair use ne donne lieu à aucune rémunération des ayant droit outre-Atlantique, ni même outre-Manche, quand la copie privée est soumise à une rémunération équitable en Europe continentale. On est là au cœur d’un dilemme qui ne semble pas prêt d’être résolu.

Quoiqu’il en soit, en faisant le choix de la technologie de Simplify Media, Google vient semer un peu plus le trouble, puisqu’elle ne nécessite pas de réaliser une copie de la bibliothèque des utilisateurs sur des serveurs Internet. L’accès se fait directement, via les réseaux sans fil, sur l’ordinateur ou le media center de ces derniers. Dès lors, rien ne justifie, a priori, de faire rentrer les ayant droit dans la boucle de répartition des revenus générés par un tel service. En tout cas, si cette question de la rémunération des ayant droit a probablement beaucoup freiné Apple jusque là, elle risque de ne pas beaucoup gêner Google.