La téléphonie mobile, parent pauvre de la neutralité du Net ?

27 mars 2010

Absence de nombreux services classiques de l’Internet comme la VoIP, segmentation préjudiciable des offres pour l’UFC Que-Choisir, tentation des opérateurs de favoriser leurs services… la neutralité fait aussi débat dans la téléphonie mobile.

A l’occasion de la conférence de presse du 25 mars organisée par l’association des services Internet communautaires (Asic), la question de la neutralité du Net sur les réseaux mobiles a également été abordée par les participants.

Ce débat fait sens compte tenu du développement croissant de l’usage de l’Internet sur les téléphones mobiles. En outre, contrairement à l’Internet classique en ADSL (ou en fibre), l’Internet mobile comporte un certain nombre de restrictions pour les utilisateurs en raison des barrières mises en place par les opérateurs, tous par ailleurs également FAI et donc impliqués dans le débat actuel autour de la neutralité.

L’internet sur mobile : un usage très encadré

Les fournisseurs de services en ligne encouragent donc le régulateur à s’intéresser également à l’application du principe de neutralité dans l’Internet mobile. Mais comme l’a rappelé le président de l’Asic et directeur juridique de Dailymotion, Giuseppe de Martino, le concept de neutralité est déclinable à d’autres terminaux.

« L’avenir de la distribution télévisuelle passe notamment par les télés embarquées, ces widgets proposant des services indépendants des chaînes de télévision. Nous avons le sentiment que le débat sur la net neutralité va progressivement être rejoint par celui sur la télé neutralité : quels types de services vont nous être fournis par les constructeurs ? Sur quelles bases vont se faire ces choix ? Quelle sera l’assurance pour des acteurs locaux par exemple d’être présents sur des widgets fournis par des constructeurs globaux ? On est encore au tout début de ce questionnement. Sur le mobile, en revanche le débat est lui déjà bien réel. »

Hacker Croll, le « gentil pirate » encourt deux ans de prison

27 mars 2010

Interpellé puis relâché après 24 heures de garde à vue, le jeune pirate qui a infiltré le système d’administration de Twitter se défend d’avoir agi par appât du gain ou pour nuire. Il risque deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.

« Je suis un gentil pirate ». Cette phrase de François C., plus connu sous le nom de Hacker Croll, est reprise en boucle depuis hier par tous les médias français. Journaux télévisés, radios, quotidiens, magazines se sont emparés de l’histoire de ce jeune homme de 25 ans, un « monsieur tout le monde » qui a infiltré le site Twitter et les comptes de plusieurs célébrités dont celui du président Barack Obama.

Arrêté mardi matin au domicile de sa mère dans le Puy-de-Dôme, il a été interrogé conjointement par les policiers de l’OCCLTIC (*) et les officiers du FBI, puis relâché après 24 heures de garde à vue.

Depuis, le jeune homme répond aux sollicitations de la presse pour défendre sa cause et répéter qu’il n’a pas voulu nuire mais simplement « prévenir, montrer les failles du système ». Il se présente comme un passionné qui passe « beaucoup de temps, l’après-midi et le soir, plus de dix heures par jour, sur Internet ».

Auteur d’escroqueries sur internet

Il n’a effectivement pas utilisé d’outils ni de méthode de piratage sophistiqués pour obtenir les codes d’accès du système d’administration de Twitter. Il s’est contenté d’écumer la Toile à la recherche d’informations sur des employés de Twitter (date de naissance, adresse…) afin de pouvoir répondre aux questions secrètes de leurs webmails en cas de perte du mot de passe. Une fois ces mots de passe récupérés, il a pu tranquillement fouiller les messageries et découvrir des codes d’accès au système d’administration du site.

Selon le procureur de la République cité par Ouest France, « ce n’est pas un hacker au sens propre, il est entré dans une maison dont la porte est restée ouverte ».

Reste que l’AFP rappelle que ce « gentil hacker » a déjà commis des escroqueries sur Internet qui lui auraient rapporté 15 000 euros. Il est convoqué devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand le 24 juin et risque 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende. (Eureka Presse)

iPhone numéro 1 mondial des OS mobiles, selon AdMob

27 mars 2010

La régie publicitaire a publié son rapport mensuel qui évalue le trafic sur son réseau d’annonceurs. Parmi les terminaux mobiles, les smartphones dominent, et l’iPhone détiendrait 50% des parts du marché mondial des systèmes d’exploitation.

AdMob, la régie publicitaire sur mobile en cours de rachat par Google, a dévoilé jeudi son bilan du mois de février sur l’état du marché par famille de terminaux (smartphones, feature phones ou téléphones évolués, MID), et par système d’exploitation.

Les smartphones ont compté pour 48% du trafic mondial mesuré par AdMod sur son réseau publicitaire ; ce qui représente une hausse de 35% par rapport à février 2009 attribuée, entre autres, à la montée en puissance des terminaux Android.

Effondrement des téléphones évolués

Conséquence, les téléphones évolués ont connu un déclin radical en passant de 58% à 35% du trafic mondial. La catégorie des MID, qui représente 17% du trafic, a connu la plus forte croissance sur un an, avec une domination écrasante de l’iPod Touch qui compte pour 93%.

Quant à  l’iPhone, il sort grand vainqueur du classement par système d’exploitation mobile. Selon les relevés d’AdMob sur son réseau, l’iPhone OS détient 50% de parts de marché mondial, devant Android (24%), Symbian (18%), BlackBerry (4%) et Windows Mobile (2%). (Eureka Presse)

Pwn2Own : un hacker refuse de dévoiler à Adobe, Microsoft et Apple leurs failles

26 mars 2010

Vainqueur trois années de suite des épreuves de hacking sur Mac OS X lors du Pwn2Own, Charlie Miller estime que trop de failles subsistent dans les logiciels, en raison notamment d’une mauvaise utilisation des outils de fuzzing par les éditeurs.

Charlie Miller est un expert en sécurité renommé. Il est désormais connu pour avoir remporté durant trois années consécutives l’épreuve de hacking d’un ordinateur Apple sous Mac OS X lors du Pwn2Own.

Le 24 mars, lors de l’édition 2010 du Pwn2Own qui se déroule dans le cadre de la conférence CanSecWest, Charlie Miller a gagné le prix de 10.000 dollars et un MacBook Pro grâce à l’exploitation d’une faille dans Safari 4 sous Snow Leopard.

Charlie Miller préfère montrer aux éditeurs comment progresser

Le 25 mars, Charlie Miller a exprimé sa lassitude face aux faibles progrès accomplis par les éditeurs dans la sécurisation de leurs applications. Le chercheur déclare avoir découvert plus de 20 vulnérabilités dans différentes applications (Snow Leopard, PowerPoint, PDF Reader, OpenOffice, …), notamment d’Apple, Microsoft et Adobe.

Estimant que les éditeurs ne s’impliquent pas assez dans la détection des failles et le durcissement de leur code, Charlie Miller a décidé de ne pas communiquer aux éditeurs les vulnérabilités. A la place, l’expert souhaite leur indiquer comment les détecter.

Cela ne devrait pas poser de problèmes à ces éditeurs puisque Miller juge que ces failles sont relativement simples à détecter grâce à des outils de fuzzing (dont le principe consiste à injecter automatiquement et aléatoirement des données dans des applications). Microsoft utilise d’ailleurs déjà des fuzzers dans le cadre de son programme SDL (Security Development Lifecycle).

Charlie Miller espère ainsi encourager les éditeurs à faire plus appel, et de manière plus efficace, à ces logiciels d’audit de code pour détecter en amont les failles de leurs logiciels. Il n’est pas certain toutefois que les éditeurs de logiciels apprécient cette méthode de communication.

Microsoft fait une démonstration de Bing sur Windows Phone 7 Series

26 mars 2010

Lors de la conférence Search Engine Strategies, Microsoft a présenté les fonctionnalités de Bing sur son futur OS Windows Phone 7 Series, en s’arrêtant particulièrement sur son service Cartes, concurrent de Google Street View.

C’est à l’occasion de la conférence Search Engine Strategies qui s’est tenu à New-York cette semaine que Microsoft a dévoilé les nouveautés qu’il compte apporter à son moteur de recherche Bing cet été.

La firme de Redmond en a profité pour faire une démonstration du moteur de recherche tournant sous Windows Phone 7 Series, en insistant particulièrement sur les nouvelles fonctions du services Cartes (ou Maps) qui proposera la visualisation à l’échelle des rues, comme le fait Google avec Street View.

Le bus est en retard ou pas ?

Bing Maps permettra aussi de superposer des informations sur les cartes en ajoutant, par exemple, des photos ou des liens vidéo. Couplé à la géolocalisation, le système offrira une interactivité encore plus poussée. Microsoft a expliqué qu’il sera possible de savoir si le bus que l’on a attend arrivera à l’heure ou s’il y a la queue au Starbucks du coin.

Un accord a également été passé avec Foursquare, le service de réseautage qui s’appuie sur la géolocalisation. Les membres de Foursquare pourront ainsi utiliser Bing Maps afin de voir en temps réel où se trouvent leurs amis. (Eureka Presse)