Microsoft prévoit de corriger 25 failles de sécurité le 13 avril

10 avril 2010

Deuxième mardi du mois oblige, Microsoft diffusera le 13 avril 11 bulletins de sécurité à l’occasion du Patch Tuesday. Les bulletins visent à corriger 25 failles, majoritairement dans Windows, de XP jusqu’à Windows 7.

Les 11 bulletins de sécurité portent sur 25 vulnérabilités, pour une bonne part d’un niveau critique puisqu’elles permettent l’exécution distante de code sur une machine vulnérable.

Ainsi, sur les 11 bulletins du 13 avril, 5 sont qualifiés de critiques par Microsoft. Cinq autres sont eux d’un niveau important. Le onzième et dernier représentant un risque modéré selon l’échelle de l’éditeur.

Quatre bulletins critiques pour XP et deux pour Windows 7

La grande majorité des failles corrigées en avril se situe au niveau du système d’exploitation de Microsoft. Toutes les éditions de Windows sont affectées : Windows 2000, XP, Vista, Windows 7, Server 2003, Server 2008 (y compris 2008 R2).

Le dernier OS ne Microsoft n’échappe pas aux correctifs puisque deux bulletins de sécurité critiques et un modéré corrigeront des failles de Windows 7. Toutefois, les bulletins critiques sont plus nombreux pour les précédentes versions de l’OS : 4 pour Windows XP (ainsi que 3 bulletins de niveau important et 1 modéré) et 2 pour Windows Vista (plus 2 importants et 1 modéré).

Du côté serveurs, les mises à jour seront multiples également avec 7 bulletins sur 11 pour Windows Server 2003, 6 pour Windows Server 2008 et 4 pour Server 2008 R2.

Outre Windows, Microsoft corrigera également des failles dans sa suite bureautique Office. Deux bulletins de sécurité (criticité : important) concerne l’application dans ses versions Office XP, Office 2003 et Office 2007.

Enfin un bulletin de sécurité (criticité : important) vise à patcher des vulnérabilités dans le serveur de messagerie Exchange. Les versions Exchange 2000, 2003, 2007 et 2010 sont affectées (bien que Microsoft explique que seul Exchange 2000 est concerné, tout en recommandant d’appliquer les patchs pour les autres versions).

Orange redore l’image de ses cabines téléphoniques en pariant sur Internet et le multimédia

10 avril 2010

Avec une utilisation en chute libre, la cabine téléphonique doit changer. Orange a donc présenté ce vendredi sa remplaçante, connectée à Internet et géolocalisée. Tour d’horizon.

C’est en partenariat avec JCDecaux, spécialiste du mobilier urbain, et le laboratoire Paris Innovation qu’Orange a dévoilé sa cabine téléphonique du futur à Paris, sur les Champs Elysées. Connexion Internet, VoIP, géolocalisation et portail de services, les nouveautés ne manquent pas.

Il faut dire qu’avec une utilisation en baisse de 25% chaque année et des suppressions régulières, la mise à jour s’imposait. Autant pour les cabines elles-mêmes que pour l’image d’Orange pris à défaut sur le service universel.

Des nouveautés en nombre

Avec un design ouvert au quatre vents, l’intimité des communications pose question. Finie la cabine exigüe, place à deux parois de verre légères qui laissent entrer plus de lumière. Quid également de la prévention des dégradations du matériel lui-même, qui ont fait tant de tort à leurs prédécesseurs ?

La nouvelle cabine se présente sous la forme d’une borne tactile (sous Windows et IE7, écran de 17 pouces) accompagnée d’un combiné. La voix comme les données sont désormais transmises par ADSL.

La navigation sur Internet se limite à la consultation d’emails (huit services actuellement), la recherche de services publics, de santé et de commerces à proximité et le surf sur des sites sélectionnés. Des sites à l’interface remaniée pour être utilisables au doigt. Tout passe donc par le portail de l’opérateur, appels compris.

Le prix des communications ne changera pas (par rapport aux cabines d’ancienne génération) et, sur les six prochains mois, la consultation Internet sera gratuite, mais limitée à 10 minutes par session.

A travers 118 712 d’Orange, les utilisateurs ont accès aux annuaires des particuliers et professionnels. Local Search (également d’Orange), lui, permet la localisation de la borne et des services à proximité, y compris commerces, hôtels et restaurants contactables directement. De quoi mettre en avant le savoir faire de l’opérateur.

L’affichage de la position et le calcul des trajets sont eux fournis par Bing de Microsoft. Un choix étrange quand l’Institut Géographique National (IGN) propose le même type de services. Autre innovation, les sociétés motivées pourront développer leurs propres services pour le terminal.

A modernisme, nouveaux moyens de paiement. En plus des pièces et télécartes, les cabines accepteront dès juillet les cartes de crédit et, plus tard, le paiement via Paypal. Elles seront aussi compatibles avec le service « Internet + » d’Orange, traduit par le report des communications sur la facture Internet de l’usager. De quoi passer quelques heures au téléphone.

Trop complexe pour les novices

Bref, tout ceci ressemble fort à l’ergonomie d’un smartphone. D’ailleurs, Delphine Ernotte, directrice exécutive d’Orange, l’a rappelé, « 30% des téléphones portables aujourd’hui sont des smartphones ». C’est donc sans surprise que les nouveaux terminaux s’en inspirent.

L’interopérabilité avec les terminaux mobiles est d’ailleurs envisagée. Par exemple, en lisant un « barcode » affiché sur la cabine avec la caméra de son appareil, le passant peut accéder sur son mobile aux services Internet de consultation et localisation. Autre option à l’étude, les trajets calculés sur la borne pourraient être transférés vers le téléphone.

Mais demande-t-on autant de services à une simple cabine téléphonique ? Passée la présentation, les premiers utilisateurs se sont frottés à la nouvelle interface. Avec eux les premiers accrocs, notamment sur la méthode d’appel, mal comprise des personnes peu habituées aux téléphones portables….

L’arrivée de la publicité localisée ?

Orange est resté très discret sur les revenus publicitaires qui pourraient être générés par cette cabine (physiquement et sur l’écran). Les acteurs se refusent à tout commentaire sur la mise en place, le coût, les revenus et leur répartition au moment du déploiement. « Plus tard », répond-on.

Pour Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris, la nouvelle cabine « n’est pas un support de pub ». Un voeu qu’Orange ne semble pas partager. Si la cabine ne contient pour l’instant aucune réclame, le site Internet dédié affiche en permanence un encart publicitaire.

Gérée par la régie de l’opérateur, la publicité affiche pour l’instant quelques sites Internet, à l’instar d’eBay. A terme, si elle est maintenue, l’offre pourrait être localisée en fonction de l’emplacement de la cabine, en proposant donc aux commerçants alentours de payer pour être mis en avant. Quand le service public rencontre le pragmatisme économique.

De façon même plus large, Orange étudie toujours la question d’une inscription payante à l’annuaire de services des bornes.

Un enjeu majeur pour Orange

Le lancement de ces nouvelles cabines est aussi une question d’image. En conviant la plupart des grands journaux et radios à l’évènement, Orange minimise la baisse d’utilisation des cabines et rappelle que la France est l’un des pays d’Europe les mieux dotés en publiphones, à raison d’une pour 400 habitants.

Avec ce rajeunissement, le groupe vise en priorité « les touristes, étudiants et populations défavorisées ». Les utilisations en seront donc diverses, menant les responsables du portail à en proposer plusieurs versions selon le lieu d’implantation après retours d’expérience.

La partie Internet du service pour l’instant limitée à quelques sites, sera dans le futur ouverte à un panel plus large, régulé par un contrôle parental.

Débutant une phase d’expérimentation de 6 mois, la société installera douze cabines dans différents quartiers de Paris courant avril, les deux premières sur les Champs-Elysées.

WordPress 3.0 arrive pour vos blogs

8 avril 2010

Le moteur de blog WordPress est l’un des plus populaires existants. Libre et gratuit, il nous arrive dans une version 3.0 beta 1 qui ne reste plus qu’à béta-tester avant son lancement officiel.

WordPress est certainement l’un des moteurs de blog libre parmi les plus utilisés au monde. Basé autour du couple PHP/  MySQL, WordPress est surtout utilisé comme moteur de blog, mais ses fonctionnalités lui permettent également de gérer n’importe quel site Web. Il est distribué selon les termes de la GNU GPL. Ce système de gestion de contenu nous arrive aujourd’hui dans une version 3.0.

Concurrent des Dotclear, Drupal et autres plate-formes Mavable Type, WordPress 3.0 est disponible en version beta 1 et tous les testeurs volontaires peuvent participer à ce beta test avant le lancement de la version finale.

Au menu de cette version 3.0, on notera principalement la fusion de WordPress et WordPress Mu, ce qui permettra de gérer facilement plusieurs sites / blogs à partir d’une unique installation.

L’USB 3.0 pas généralisé avant la fin 2011 ?

8 avril 2010

C’est ce que prédisent certains observateurs en affirmant qu’Intel n’a pas prévu d’intégrer l’USB 3.0 dans ses puces avant la fin de l’année prochaine.

La transition entre l’USB 2.0 et le 3.0 s’annonce lente. A en croire les avis de deux analystes d’In-Stat et d’Insight 64, cités par nos confrères de CNET.com, l’USB 3.0 n’est pas une priorité pour Intel qui pourrait attendre la fin de l’année prochaine pour en généraliser la prise en charge par ses puces.

La raison invoquée est que l’USB 2.0 répond encore largement aux usages actuels avec son taux de transfert de 480 Mbit/s. Les 5 Gbit/s qu’offre l’USB 3.0 ne serviraient qu’à quelques périphériques encore minoritaires comme des caméscopes ou des appareils photo numériques haute définition.

Des chipsets USB 3.0 encore trop coûteux

Les fabricants de PC (Asus, HP, Dell) proposent quelques machines équipées de ports USB 3.0, mais il s’agit encore de modèles haut de gamme. NEC est pour le moment le principal producteur de chipsets USB 3.0 qui coûteraient, selon Digitimes, de 10 à 15 dollars l’unité.

Mais le site asiatique affirme également qu’ASMedia and VIA Technologies proposeront des chipsets à 8 dollars à partir du deuxième semestre. Le fabricant de cartes mère GigaByte Technology a lui annoncé qu’il produirait cette année 5 millions de cartes mère compatibles USB 3.0.

Toujours selon Digitimes, Asus compte intégrer cette nouvelle norme dans 25 à 35% de ses PC portables de milieu et haut de gamme. Les modèles d’entrée de gamme devront eux attendre début 2011. Le mouvement vers l’USB 3.0 n’a effectivement pas une très grande ampleur. Et selon les prévisions d’IDC, seulement 45% des PC portables supporteront nativement l’USB 3.0 en 2012. (Eureka Presse)

Apple reconnaît un problème de connexion Wi-Fi sur l’iPad

8 avril 2010

De nombreux utilisateurs se plaignent de la disparition de leurs paramètres Wi-Fi à chaque fois que l’iPad tente de se reconnecter. Apple met en cause certains routeurs bi-bandes.

L’iPad connaît ses premiers soucis de jeunesse. Apple a publié un message sur sa page de support technique pour signaler un problème de connexion à un réseau Wi-Fi identifié. Dès samedi, des utilisateurs ont commencé à se plaindre en expliquant qu’ils perdaient leurs paramètres de connexion à leur point d’accès Wi-Fi à chaque fois qu’ils redémarraient ou quittaient le mode veille de l’iPad.

D’après les explications d’Apple, le problème ne vient pas de l’iPad lui-même, mais de certains routeurs Wi-Fi bi-bandes. Pour résoudre la panne, il faut attribuer un nom différent à chaque réseau afin de bien distinguer chaque bande. Apple recommande également de s’assurer que les paramètres de sécurité des réseaux soient les mêmes (WEP, WPA, WPA2…). Et si le problème persiste, il faut alors réinitialiser les paramètres réseaux de l’iPad.

L’iPad n’aime pas les « vieux » ports USB

Outre ces problèmes de connexion WiFi, bon nombre d’utilisateurs ont découvert qu’ils ne pouvaient pas recharger leur iPad en le branchant sur le port USB 2.0 de leur PC ou de leur Mac.

Apple indique que certains ports USB 2.0 et accessoires ne sont pas assez puissants pour charger la batterie de l’iPad lorsqu’il est allumé. Cela concerne en fait la plupart des PC et des Macs « anciens » qui intègrent des ports USB « standards » selon Apple. Ces derniers fournissent 500 milliampères de courant alors que la batterie de l’iPad réclame 1 ampère. Dans ce cas-là, il faut obligatoirement éteindre la tablette pour la recharger.

Comme le précise le site Neowin, la norme USB 2.0 a évolué depuis avril 2009 en recevant de nouvelles spécifications pour la charge des batteries. Les PC et les Mac de moins d’un an peuvent théoriquement recharger la batterie d’un iPad sans qu’il soit nécessaire de l’éteindre. (Eureka Presse)