Facebook : un faux chèque cadeau Ikea piège 40 000 personnes

12 avril 2010

Facebook est depuis peu l’hôte d’une nouvelle forme d’escroquerie. Vendredi 9 avril, une page proposant un bon de 1 000 dollars chez Ikea aurait piégé près de 40 000 personnes.

1 000 dollars d’achats offerts chez Ikea contre quelques informations, qui résisterait ? Pas les 40 000 utilisateurs de Facebook qui se sont empressés, vendredi dernier, de devenir fan d’une page proposant des bons pour une journée seulement.

La démarche est simple : adhérer à la page, inviter ses amis, donner ses informations (nom, adresse, date de naissance, numéro de téléphone…) sur un site externe et rejoindre deux offres marketing (dont Netflix, CreditReport ou VideoProfessor) pour recevoir un bon promotionnel.

Le piège étant que les coupons n’existent pas. Les informations sont, elles, bien enregistrées et revendues. Là est tout le principe du « scam », l’escroquerie par tromperie.
Sur les 40 000 personnes inscrites sur la page, il est impossible de déterminer combien ont fourni leurs informations au site tiers.

Le scam comme nouvelle tendance

Cet incident est le dernier d’une vague qui s’est richement illustrée ces dernières semaines. Ainsi, une première fraude quasi-similaire avait attiré pas moins de 70 000 utilisateurs fin mars. Début avril, c’était une offre pour un coupon de 500 dollars d’achats à Whole Foods qui avait été signalée.

Cette méthode d’escroquerie vient s’ajouter à d’autres, notamment le phishing de comptes et les faux utilisateurs qui fonctionnent sur le manque de vigilance des membres.

Pour Facebook, ces offres factices sont « un problème mineur ». Pourtant, le site de socialisation prétend avoir mis au point un système automatique de suppression de ces pages.

Le porte-parole Simon Axten l’assure, « [le site] supprime rapidement ces groupes et pages, dans beaucoup de cas avant qu’ils ne deviennent viraux ». Visiblement, le scam Ikea est passé entre les mailles du filet.

Ford économisera 1,2 million de dollars par an en éteignant ses ordinateurs

12 avril 2010

Le soir, lorsque je quitte mon poste, j’éteins mon unité centrale et mon écran. Ce geste trivial, qui m’apparaît comme une réelle évidence, ne l’est pas pour tout le monde. Dans mon grand et triste open space, au 12ème étage d’une tour insipide, je fais figure d’hurluberlu, de beatnik, d’écolo ahuri. Menus extraits des quelques réflexions entendues de-ci de-là :
Quoi, tu éteins tous les soirs ?
Ce sont des économies de bouts de chandelle, non ?
En veille ca ne consomme rien, alors pourquoi tout arrêter ?
Moi je ne le coupe jamais sinon, le matin, il met 10 mn à démarrer et je perds du temps…
Ici, les PC se mettent à jour automatiquement la nuit, alors on ne peut pas éteindre nos UC.

Ford, qui n’a pourtant pas traditionnellement l’image du meilleur ami de la nature, vient de m’apporter une réponse toute trouvée : la mise en place du programme PC Power Management, dont l’unique ambition est d’organiser et assurer l’extinction des ordinateurs composant le parc informatique de l’entreprise, va faire économiser au groupe 1,2 million de dollars par an et permettre une diminution de 16 000 à 20 000 tonnes de ses émissions de Co2.

Le programme contrôlera ainsi de manière centralisée les paramètres d’alimentation des PC (portables et « desktop ») afin de piloter l’extinction des systèmes inutilisés, en particulier pendant la nuit et le week-end. Partant du constat que près de 60% des ordinateurs de la compagnie restaient allumés après les heures de travail, Ford a décidé de s’appuyer sur le logiciel NightWatchman de la société 1E Inc, pour développer une solution adéquate permettant :
- une gestion fine des processus d’arrêt des machines (sauvegardes des documents MS Office ouverts,  report de l’interruption en cas d’activité etc.)
- l’installation des mises à jour logicielles, en tâche de fond, lors des phases de charges moindres (pauses déjeuner par exemple)

Le système est en cours de déploiement sur l’ensemble des implantations américaines du groupe, et sera ensuite étendu et adapté à l’intégralité des postes sur les cinq continents.

En attendant que votre entreprise se penche sur la question et se rende compte qu’en instaurant  simplement quelques bonnes pratiques évidentes, il est possible d’épargner un Everest de kilowatts et donc de pleines besaces de gras euros, je vous invite à rejoindre les rangs des frêles combattants du quotidien. Chaque soir, éteignez fièrement votre PC, de ce geste assuré qu’ont les personnes qui savent que les petites rivières forment les plus grands fleuves.

Adobe intègre enfin un système de mise à jour pour Reader et Acrobat

10 avril 2010

Adobe réagit enfin à la multiplication des problèmes de sécurité dans Reader et Acrobat en proposant à partir du 13 avril un système automatisant le téléchargement et l’installation des mises à jour. Adobe profitera de cette nouveauté pour corriger des failles.

Les derniers mois n’ont pas été tendres pour Adobe qui a dû corriger de multiples vulnérabilités dans ses applications (29 rien qu’en octobre 2009), notamment Reader et Acrobat. Si l’éditeur développait des correctifs, encore fallait-il que les utilisateurs en soient informés et téléchargent les mises à jour.

Depuis six mois, Adobe teste donc un système de mise à jour intégré à ses logiciels, à la manière de ce que fait Microsoft avec Windows Update, ou Mozilla et Google dans leur navigateur respectif. Le 13 avril, cette fonctionnalité entrera en production.

Trois modes possibles pour les mises à jour

Ce module de mise à jour sera d’ailleurs mis à contribution dès le premier jour puisqu’il servira à diffuser des correctifs critiques de sécurité (sur lesquels aucun détail n’a été apporté).
Les patchs concerneront Adobe Reader 9.3.1 (Windows, Mac, Unix), Acrobat 9.3.1 (Windows et Mac), Reader 8.2.1 et Acrobat 8.2.1 pour Windows et Mac.

En ce qui concerne l’intégration de la gestion des mise à jour dans les logiciels d’Adobe, elle sera configurable selon trois modes. Le système s’apparente à celui de Windows Update avec une installation automatique, un téléchargement automatique mais une installation après validation, et enfin un mode bloquant l’automatisation des MAJ.

Pour ce qui est de son plugin Flash pour les navigateurs, Adobe se repose sur des tiers. Ainsi sur Chrome, grâce à l’intégration avec le logiciel, les mises à jour sont effectuées automatiquement via le module Update de Google.

Dans Firefox, Mozilla propose depuis plusieurs mois une sensibilisation des utilisateurs. Ces derniers peuvent tester la fraicheur de leurs plugins. Pour autant, la mise à jour demeure manuelle et à l’initiative de l’internaute.

Le nouvel iPhone OS 4.0

10 avril 2010

Multitâche, boîte mail centralisée, ergonomie, fonctions professionnelles…, le nouveau système d’exploitation de l’iPhone apporte son lot de nouveautés attendues. Retour en images.

Une V4 pour un produit star

Steve Jobs, patron d’Apple ne pouvait pas manquer l’événement. Le Messie à la pomme a donc ouvert une keynote très attendue en commençant par faire un nouveau bilan autour de l’iPhone.

Les chiffres donnent le tournis : 50 millions d’exemplaires vendus, 185 000 applications dans l’App Store pour 4 milliards de téléchargements.

iPhone OS 4.0 d’ores et déjà disponible en téléchargement pour les développeurs arrivera cet été pour le grand public, vraisemblablement en même temps que le nouvel iPhone connu sous le nom de 4G.

De quoi battre de nouveaux records !

Virgin Mobile fait marche arrière

10 avril 2010

Après avoir limité à 300 Mo de données par mois, contre 500 auparavant, ses forfaits Internet mobile, le MVNO annonce qu’il renonce finalement à cette mesure.

En février dernier, Virgin Mobile surprenait désagréablement en annonçant que ses forfaits destinés à ses nouveaux clients seront limités à 300 Mo de données par mois contre 500 Mo auparavant. Deuxième mauvaise nouvelle, le Mo supplémentaire est facturé à prix d’or : 3 euros.

Officiellement, il s’agissait de lutter contre certains abus. Officieusement, ce bridage a pour but de baisser la consommation en bande passante de l’opérateur dont 1% des abonnés consomment plus de 300 Mo par mois…

Mauvaise publicité et déception

Par ailleurs, plus le trafic augmente, plus la facture payée par le MVNO à son opérateur hôte (Orange) flambe. Face à des clients de plus en plus avides d’Internet mobile, Virgin Mobile avait décidé de changer les règles du jeu et devenait le premier opérateur français à instituer des accès à deux vitesses.

Un peu plus d’un mois plus tard, face à la très mauvaise publicité générée par cette annonce, l’opérateur décide de faire machine arrière.

« Nous avons écouté vos retours, ceux de vos lecteurs et de nos clients, et s’il est vrai que cette limitation d’usage à 300 Mo ne concernait qu’un très faible pourcentage de nos clients (moins d’1%), elle a généré auprès de certains consommateurs un sentiment de déception et de méfiance, à l’heure même où l’usage de l’internet mobile devient de plus en plus répandu.

Ainsi, dès le 21 avril, nos forfaits vont évoluer vers une offre Internet illimitée avec une réduction du débit au-delà de 500Mo, sans surfacturation », explique l’opérateur virtuel dans un communiqué.

Et de préciser : « Cette modification est valable pour tous, qu’il s’agisse de nos futurs clients ou des personnes ayant souscrit à nos offres avec Internet gratuit depuis le 17 février, sans aucun surcoût appliqué aux forfaits concernés par cette modification ».