IE recule, mais trop tôt pour parler d’effet ballot screen

3 avril 2010

Avec un écran de choix du navigateur proposé uniquement par Microsoft sous forme d’une mise à jour optionnelle, la hiérarchie n’est pas bouleversée en mars. IE perd néanmoins un peu de terrain. Chrome progresse le plus vite.

En mars, la part de marché d’Internet Explorer recule encore. Toutes versions confondues, IE représentait 60,65% des visites dans le monde au cours du mois, contre 61,58% en février et 62,12% en janvier (chiffres Net Applications).

Du côté des navigateurs concurrents, la tendance est plutôt à une très légère hausse. En février, Firefox était à 24,23% et à 24,52% en mars. D’un mois sur l’autre, Opera ne progresse que de 0,02% à 2,37%, et Safari de 0,20% à 4,65%.

IE à 45% en Europe et Firefox à 38%

Chrome est le logiciel à évoluer le plus entre février et mars puisque sa part de marché augmente de 0,52% à 6,13%. Toutefois, en ne tenant compte que du marché européen, où la concurrence est la plus vive, l’érosion d’Internet Explorer est plus forte.

Selon StatCounter, en mars 2010, IE se situe nettement sous la barre des 50% à 45,32%. Firefox est à 38,28%, c’est-à-dire sur les talons du navigateur de Microsoft. Chrome occupe la 3e place à 7,36%, devant, non pas Safari (3,76%), 4e, mais Opera (4,32%).

Cependant entre février et mars, les positions n’ont que très peu bougé entre les navigateurs. Internet Explorer n’a perdu que 0,18%. Firefox aussi recule, mais de 0,60%. Le vrai gagnant est Chrome passé de 6,52% à 7,36%.

Ballot screen : une mise à jour optionnelle pour le moment

Il est en effet trop tôt pour juger de l’efficacité de l’écran de choix du navigateur diffusé sous forme d’une mise à jour de Windows en Europe. Si Opera déclarait début mars constater un triplement des téléchargements, cela ne se vérifie pas en termes de part de marché.

La relative stabilité des chiffres n’est pas une véritable surprise. Si Microsoft a bien commencé la mise à disposition de l’écran de choix, notamment en France, la mise à jour proposée en mars n’était qu’optionnelle, bien que rangée parmi les mises à jour importantes de Windows.

Pour l’installer, un utilisateur de Windows doit le faire manuellement en se rendant dans le menu Windows Update, puis en contrôlant les mises à jour disponibles et en cochant celle relative à l’écran multichoix du navigateur.

Si la configuration par défaut de Windows Update (soit le mode automatisé) est activée sur le poste, comme c’est le cas sur une grande majorité d’ordinateurs, l’écran multichoix ne sera pas installé et n’apparaitra donc pas.

Contacté par ZDNet.fr, Microsoft expliquait que cette mise à jour imposée par l’accord avec la Commission européenne est bien optionnelle dans un premier temps, mais qu’elle sera diffusée plus largement ensuite.