Facebook admet moins retenir les ados

2 novembre 2013

Facebook admet moins retenir les ados

Facebook a beau afficher des résultats brillants, avec un chiffre d’affaires qui a encore pris 60% au dernier trimestre, certains nuages commencent à sérieusement menacer la success story du réseau social.

En termes d’attractivité d’abord. Facebook a ainsi dû admettre une certaine désaffection des adolescents qui constituent l’essentiel de son trafic. L’engagement, c’est-à-dire le temps passé sur le site est en effet à la baisse, les ‘djeunes’, préférant passer plus de temps sur Twitter, Snapchat et autres Tumblr.

« L’usage de Facebook chez les adolescents américains a été dans l’ensemble stable entre le deuxième et le troisième trimestre, mais nous avons observé une baisse de l’usage quotidien, spécialement parmi les plus jeunes adolescents », a reconnu le directeur financier, David Ebersman, lors d’une téléconférence avec des analystes.

Facebook ne fait que confirmer différentes études qui arrivent à la même conclusion. Récemment, Piper Jaffray démontrait que les adolescents américains préfèrent désormais aller ‘socialiser’ ailleurs.

Facebook admet moins retenir les ados

Cool ou pas ?

Ainsi, 26% des 8 600 jeunes interrogés se tournent vers Twitter contre 23% pour Facebook. En début d’année, ce dernier était devant avec 30 à 33%.

Il y a quelques semaines, Julien Codorniou, directeur EMEA de Platform pour Facebook déclarait à ZDNet.fr : « De toute façon, le but de Facebook n’est pas d’être cool, mais de délivrer un produit de qualité. »

Et de ne pas croire à cette perte d’influence chez les jeunes : « Des effets médiatiques, » juge-t-il . « La perte du succès est un risque quand on est un service gratuit. Mais la vérité est que nous n’avons jamais eu autant d’utilisateurs. »

Autre nuage au-dessus de Facebook, l’efficacité de la publicité. Au coeur de son modèle économique, la pub ne serait pas si efficace que ça, c’est en tout cas l’avis de Forreester qui dans une étude douche littéralement l’argumentaire commercial du réseau social.

Facebook « ne soutient plus le marketing social », juge Forrester. « Evidemment, [Facebook] vend toujours aux gens du marketing la promesse de meilleures connexions avec leurs clients. Mais en réalité, il crée rarement de telles connexions. (…) En moyenne, Facebook ne montre chaque billet de marque qu’à 16% de ses fans (…) et a fait peu ces 18 derniers mois pour améliorer son format de page de marques, assez désavoué, ou les outils que le marketing utilise pour gérer et mesurer ces pages. »