Comment le FBI traque ses suspects sur Facebook et Twitter

17 mars 2010

Selon un document publié par l’Electronic Frontier Fondation, les agents de police américains utilisent les réseaux sociaux pour collecter des informations dans le cadre de leurs enquêtes. Ils recourent même à de fausses identités pour approcher les suspects.

On savait déjà que les réseaux sociaux étaient une mine d’information pour quiconque veut espionner une personne. En l’occurrence, l’Electronic Frontier Fondation a pu se procurer un rapport détaillant les pratiques des agents de police fédéraux aux Etats-Unis.

Facebook, LinkedIn, MySpace, Twitter sont nommément cités comme sources d’information privilégiées. Ainsi apprend-on que Facebook se montre « coopératif pour les demandes urgentes » tandis que Twitter « ne conservera pas de données sans procédure judiciaire ». Les agents fédéraux collectent des informations dans le cadre de leurs enquêtes afin, par exemple, de vérifier un alibi en comparant les déclarations d’un suspect avec des messages qu’il a pu poster sur Twitter. Les photos peuvent aussi trahir certains malfaiteurs.

Le FBI au-dessus des lois ?

Ainsi le Huffington Post cite-t-il l’exemple d’un homme poursuivi pour fraude bancaire aux Etats-Unis qui avait fui au Mexique et postait des messages et des clichés sur Facebook pour raconter la belle vie qu’il menait. Les agents fédéraux ont réussi à le retrouver grâce à ces informations et demandé son extradition. Il arrive aussi fréquemment que les policiers évoluent sous une fausse identité pour mieux surveiller leur cible. Des pratiques jugées pourtant illégales par le Département de la justice.

En 2008, une mère de famille avait été poursuivie pour s’être servie d’une fausse identité sur MySpace pour harceler une camarade de classe de sa fille qui s’était finalement suicidée. Les agents fédéraux sont eux visiblement au-dessus de la loi. (Eureka Presse)