Les applications du Web 2.0, notamment les réseaux sociaux, font exploser le nombre d’informations personnelles accessibles sans limitation de durée sur Internet. Les photos de soirées arrosées ou de vacances en bikini sont mises en ligne sur Facebook. Des plaisanteries plus ou moins douteuses, des opinions politiques, des préférences sexuelles ou des relations privées sont affichées sur des blogs.
Pour de nombreuses personnes et notamment pour les jeunes, la notion d’intimité est brouillée par celle de non-culpabilité : ce n’est pas parce qu’on n’a rien à se reprocher que l’on doit tout montrer ! A douze ou quinze ans, il est difficile de se projeter dans le futur et d’imaginer les conséquences désastreuses que pourrait avoir la diffusion de ces informations quelques années plus tard.
L’information mise en ligne sur une personne aujourd’hui n’a pas vocation à demeurer fixe et intangible, alors que la nature humaine implique, précisément, que les individus changent, évoluent, se contredisent même. C’est pourquoi la CNIL se félicite du débat actuel sur le « Droit à l’oubli » puisqu’il conditionne l’exercice de la liberté d’expression dans notre société qui se numérise rapidement.
En s’associant avec Internet sans crainte et le serious game 2025 exmachina, la CNIL souhaite sensibiliser les jeunes générations à un usage responsable et vigilant de l’Internet. Alors, « Avant de publier, je réfléchis! »
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